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César Augusto Ramírez

Artiste
Avril - Mai 2027

  • IA
  • New York

« À ses débuts, la démocratisation de la photographie a servi à documenter le monde. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies comme l’IA, la photographie se consacre moins à l’enregistrer qu’à générer de nouveaux mondes. »

Je suis un artiste péruvien installé en France depuis 2022. Je viens de la photographie professionnelle et des outils numériques. Mon travail se déploie à la croisée du physique et du numérique, cherchant à explorer les tensions politiques entre les images et les technologies qui les façonnent. Depuis le début, ma pratique interroge l’image elle-même : son rôle d’outil narratif, ses potentialités et ses limites en tant que medium visuel, mais aussi sa capacité à représenter et à recomposer le réel.

Recourant d’abord à des photographies issues d’archives militaires, j’ai cherché à mettre en lumière la mentalité militaire péruvienne, en la mêlant à des préoccupations plus intimes telles que l’identité queer et la figure de la jeunesse marginalisée. Par la suite, mon travail s’est orienté vers une exploration plus tautologique de l’image, questionnant sa nature indicielle et jusqu’à sa dimension matérielle. Depuis trois ans, ma pratique continue de se concentrer sur la nature de l’image et, surtout, sur la capacité de l’intelligence artificielle à construire de nouvelles réalités avec le désir de réfléchir aux possibilités que la technologie peut nous offrir pour imaginer d’autres formes de vie non-humaines et nous y accorder.

Né dans la jungle péruvienne, où j’ai passé ma petite enfance avant de migrer vers la France, je garde comme premiers souvenirs des champs et des plantes, ce qui a profondément marqué ma pratique actuelle autour de la botanique et de la condition de l’Autre dans la société.

 

César Augusto Ramírez est un artiste péruvien basé en France. Diplômé de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il y a développé une pratique centrée sur l’usage de l’image de synthèse pour explorer les tensions politiques et écologiques de la technologie ainsi que d’autres manières d’habiter le monde. Il a exposé ses œuvres en France, au Pérou, aux États-Unis, au Mexique et dans d’autres pays, notamment à la Galerie du Crous de Paris, Now Gallery, dans le cadre du Prix d’Art Contemporain ICPNA et de la Biennale d’Art de Cusco, ainsi qu’au musée MATE et au Centro de la Imagen, entre autres.

« The Plant that Ate the North » est un nouveau projet conçu spécifiquement pour la Villa Albertine à New York, qui découle de ma recherche actuelle sur les plantes invasives, en la tissant avec des réflexions sur les nouveaux récits écologiques, l’image artificielle et les systèmes de pouvoir social. Ce projet explore comment les IA génératives peuvent être utilisées pour créer des espèces végétales artificielles, afin d’interroger la manière dont la technologie et les images peuvent servir à questionner les frontières entre réalité et fiction, et créer de nouveaux récits autour de l’écologie et de notre coexistence avec la nature.

Mon objectif pour cette résidence est de créer des banques d’images des plantes présentes à Central Park, qui représente pour moi un exemple parfait de coexistence entre la nature et la ville humaine. Une fois ces banques d’images constituées, je les utiliserai pour entraîner des modèles d’IA capables de concevoir de nouvelles espèces végétales artificielles à partir de celles présentes dans le parc.

Ces nouvelles espèces seront ensuite imprimées sur papier grâce à la technique du cyanotype, un procédé d’impression photographique inventé en 1842 et utilisé par Anna Atkins pour publier le premier herbier de plantes endémiques anglaises. En ce sens, le poids historique que porte le procédé du cyanotype pour la création d’atlas botaniques de plantes locales est détourné dans mon projet pour créer un nouvel atlas de plantes artificielles présentées comme s’il s’agissait d’espèces invasives sur le territoire américain. De même, la conception de la photographie comme « trace du réel » est inversée par l’usage de l’IA pour créer des modèles hyperréalistes d’espèces botaniques artificielles.

Pour moi, Central Park incarne l’exemple parfait d’intégration entre la nature et la ville humaine. New York abrite par ailleurs des institutions importantes pour ce projet, telles que le New York Botanical Garden, le Brooklyn Botanic Garden, l’American Museum of Natural History et la New York Public Library.

Le New York Botanical Garden abrite le William and Lynda Steere Herbarium, qui compte plus de 7,8 millions de spécimens et figure parmi les plus importants au monde. Il possède également la LuEsther T. Mertz Library, l’une des bibliothèques botaniques les plus importantes, avec des atlas et ouvrages botaniques historiques, ouverte au public.

Bien que le Brooklyn Botanic Garden possède une collection plus modeste, il abrite une excellente bibliothèque de recherche dotée de collections historiques d’ouvrages et d’atlas botaniques, consultables sur rendez-vous. Le jardin maintient par ailleurs des bases de données de ses collections vivantes.

La bibliothèque de l’American Museum of Natural History possède d’importantes collections de littérature botanique historique, notamment des atlas et des ouvrages d’illustrations botaniques, accessibles au public à des fins de recherche. De même, la NYPL-Stavros Niarchos Foundation Library dispose d’une vaste collection de littérature botanique, d’atlas historiques et de ressources numériques.

En partenariat avec

École des Arts de la Sorbonne

L’École des Arts de la Sorbonne (EAS) est l’UFR Arts plastiques et Sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle propose des formations allant de la licence au doctorat, articulant pratique artistique et réflexion théorique dans des domaines tels que les arts plastiques, le cinéma, le design, l’esthétique et les métiers de la culture.

Fidji Simo

CEO, Applications chez OpenAI 

Fidji Simo est CEO, Applications chez OpenAI, où elle dirige les applications de l’entreprise, dont ChatGPT, ainsi que l’ensemble de ses opérations – y compris le développement produit, l’ingénierie, les ventes, la finance, le marketing, le juridique et les ressources humaines. Leader expérimentée dans la tech grand public, elle cumule plus de 15 ans d’expérience à piloter la stratégie, les produits et les opérations de certaines des entreprises les plus influentes au monde.

Avant de rejoindre OpenAI, Fidji Simo était CEO et Présidente du conseil d’administration d’Instacart, qu’elle a accompagnée jusqu’à son introduction réussie en bourse. Avant Instacart, elle a passé dix ans chez Meta, où elle a contribué à construire l’activité publicitaire de Facebook et dirigé l’application Facebook.

Fidji Simo demeure Présidente du conseil d’administration d’Instacart et siège également au conseil d’administration de Shopify. Elle est par ailleurs co-fondatrice de Chronicle Bio, une entreprise tech-bio dont la mission est de guérir des pathologies chroniques complexes.

Originaire du sud de la France, Fidji Simo est diplômée du Master in Management d’HEC Paris et a effectué sa dernière année à UCLA Anderson School of Business. Elle vit aujourd’hui en Californie avec son mari et sa fille.