Skip to main Skip to sidebar

Abdelkader Benchamma

Artiste
Printemps 2026

  • Arts visuels
  • New York

« Ces oeuvres témoignent d’un besoin immémorial, celui de communiquer avec l’invisible ».

Je suis artiste plasticien, diplômé des Beaux-Arts de Montpellier et de Paris, et j’ai fait du dessin mon médium de prédilection.

Je réalise de grandes installations dessinées, souvent immersives et éphémères, qui agissent comme des passages possibles entre les mondes physiques et spirituels. Ces installations remettent continuellement en question les lieux d’expositions, qui deviennent pour moi comme des espaces de résonance. Ce travail d’installation se nourrie d’une multitude d’images de sources très différentes, que je recherche, collecte, intègre, questionne, et dont certaines sont retravaillées dans mes dessins. Une grande partie de ces images concernent des récits, croyances et phénomènes qui se produisent à la marge de nos compréhensions. Phénomènes célestes inconnus, photographies d’apparition miraculeuse (Zeitoun, Fatima) et phénomène aérien non identifié.Ce corpus d’images et d’essais est continuellement alimenté par de nouvelles recherches et nourrit mon travail de plasticien.

Pour la résidence à la villa Albertine, j’ai choisi la ville de New York avec l’intention de travailler sur les archives de l’Organisation de Recherche Psychique des États-Unis, l’American Society for Psychical Research(ASPR), afin d’enrichir mon travail en cours sur l’invisible et ses représentations.

Sur les murs du Centre Pompidou, mon installation Au Bord des Mondes  mêlait de grandes zones abstraites avec différents dessins inspirés par mes images d’archives. Ces oeuvres témoignent d’un besoin immémorial, celui de communiquer avec l’invisible. Aujourd’hui, de nombreuses disciplines, de la physique à l’anthropologie en passant par la neurobiologie, s’interrogent sur ce qui peut exister à la lisière de nos connaissances. Il ne s’agit pas de réactiver le folklore des croyances spirites, mais d’explorer comment une pratique artistique peut à son tour s’emparer d’ « autres réalités » et créer  « une résonance » avec les notions d’invisible et de limite cognitive.

Dans cette perspective, j’ai récemment pris contact avec l’ASPR basée à New York qui a accepté de me donner accès à ces ressources pour approfondir mes recherches. Ce centre d’études, qui dispose d’un vaste fonds d’archives et d’une bibliothèque spécialisée, regroupe de nombreux documents liés aux phénomènes parapsychologiques.

Fondée en 1885, l’ASPR est la plus ancienne organisation de recherche psychique aux États-Unis. Parmi ses membres fondateurs et associés figurent des scientifiques et penseurs visionnaires tels que William James, Freud et Jung. Elle étudie des phénomènes dits paranormaux, télépathie, clairvoyance, phénomènes célestes, rêves prémonitoires et leur lien avec la conscience et l’univers. Son impressionnant fonds d’archives contient des documents rares et historiques sur la psychologie et la spiritualité, contribuant à nourrir le débat scientifique et interdisciplinaire sur la nature de la conscience et de la réalité.

Accéder aux ressources de ce centre d’études me permettra d’approfondir et de donner une nouvelle dimension à mes recherches esquissées notamment dans l’exposition Au bord des Mondes au Centre Pompidou dans le cadre du prix Marcel Duchamp. Cette installation emprunte son titre au philosophe Mohamed Amer Meziane, qui interroge la question de l’invisible tout en déconstruisant l’héritage d’une certaine pensée coloniale et orientaliste.

La seconde partie de mon projet concerne l’artiste Raymond Petitbon. En 2019 et 2020, j’ai débuté une collaboration avec cet artiste qui vit et travaille à New York. De cette série de dessins à 4 mains, des thèmes communs ont commencé à émerger : l’intrusion du paranormal et des mondes parallèles, les récits apocalyptiques, les théories du complot, et cette nécessité humaine de croire en quelque chose de transcendantal. Nous avons le projet de développer toutes ces idées dans de nouvelles créations graphiques à 4 mains ainsi que de nouvelles explorations plastiques.

Résider durant 2 mois à New York va nous permettre d’avoir le temps de penser ces nouvelles séries de dessins.

Inscrivez-vous pour recevoir toute notre actualité en exclusivité