{"id":63765,"date":"2022-04-01T18:54:28","date_gmt":"2022-04-01T18:54:28","guid":{"rendered":"https:\/\/villa-albertine.org\/magazine\/lahorde-2\/"},"modified":"2023-08-23T08:10:59","modified_gmt":"2023-08-23T08:10:59","slug":"lahorde","status":"publish","type":"app_magazine_article","link":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/","title":{"rendered":"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pouvez-vous nous parler de Los Angeles\u202f? Qu\u2019\u00eates-vous venus y chercher ?<\/strong><br \/>\nLos Angeles est une ville qui nous est famili\u00e8re,\u202fo\u00f9 nous avons travaill\u00e9 par le pass\u00e9. C&rsquo;est une ville extraordinaire qui d\u2019une certaine mani\u00e8re nous fait penser \u00e0 Marseille o\u00f9 nous sommes install\u00e9s depuis plusieurs ann\u00e9es. C\u2019est d\u2019abord une affaire de lumi\u00e8re, qui est incroyable \u00e0 L.A, de proximit\u00e9 de la mer, et aussi une certaine fa\u00e7on de vivre \u00e0 la fois urbaine et tr\u00e8s li\u00e9e \u00e0 la nature. Par ailleurs, la violence n\u2019est jamais tr\u00e8s loin, et il y a une disparit\u00e9 de vies, des in\u00e9galit\u00e9s tr\u00e8s fortes qui sont \u00e0 la fois saisissantes, bouleversantes, et puissantes\u2026 Marseille comme Los Angeles renferment cette dualit\u00e9. On s\u2019y sent bien aussi parce qu\u2019il y a une importante communaut\u00e9 artistique, m\u00eame si la danse n\u2019y est pas encore extr\u00eamement d\u00e9velopp\u00e9e. Nous connaissons des acteurs sur le terrain, qui effectuent un travail extraordinaire, et avec qui on \u00e9change beaucoup, comme l\u2019ancien directeur de l\u2019\u00e9cole de danse CalArts Dimitri Chamblas, ou Benjamin Millepied avec L.A Dance Project, et tout un r\u00e9seau de danseurs autodidactes, autour de danses qu&rsquo;on appelle post-internet, venant du hip hop, du krump\u2026 Il y a un terrain pour la danse qui est extr\u00eamement riche, et qui ne demande qu&rsquo;\u00e0 grandir et \u00e0 se mettre en r\u00e9seau.\u00a0<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions d\u2019ailleurs venus il y a 4 ans, pour travailler avec des danseurs de <em>jumptsyle<\/em> dans la continuit\u00e9 de notre premi\u00e8re grande pi\u00e8ce To Da Bone (2017). Cette pi\u00e8ce rassemblait au plateau la virtuosit\u00e9 de danseurs compl\u00e8tement autodidactes, qui utilisaient internet \u00e0 la fois pour apprendre \u00e0 danser et pour se rencontrer, tout en se penchant sur les raisons qui les faisaient bouger. Car le <em>jumpstyle<\/em> \u00e9tait devenu un ph\u00e9nom\u00e8ne de soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s important en Europe, qui traduisait aussi selon nous une forme d\u2019\u00e9mancipation de jeunes gar\u00e7ons h\u00e9t\u00e9rosexuels, cis h\u00e9t\u00e9ro-norm\u00e9s, qui en choisissant la danse d\u00e9viaient du cursus des pratiques physiques masculines classiques. Ce que nous avons d\u00e9couvert \u00e0 New York comme \u00e0 Los Angeles, c\u2019est que tout en conservant la puissance \u00e9mancipatrice de cette danse, tout en adoptant le m\u00eame trajet qui m\u00e8ne de la chambre individuelle \u00e0 la rencontre dans l\u2019espace public avec d\u2019autres danseurs, le <em>jumpstyle<\/em> rassemblait des communaut\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Il a \u00e9t\u00e9 appropri\u00e9 par des minorit\u00e9s\u202f:\u00a0 une jeune fille trans, des latinos, beaucoup d&rsquo;immigr\u00e9s\u2026 Ce qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 fascinant quand on a jou\u00e9 <em>To Da Bone<\/em> en Am\u00e9rique du Nord, avec nos danseurs venus d\u2019Europe, c\u2019\u00e9tait de voir comment \u00e0 partir d\u2019un point de d\u00e9part artistique commun, des liens se tissent, des ponts se cr\u00e9ent, des amiti\u00e9s se nouent entre des communaut\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Tout notre travail tourne autour de cette id\u00e9e.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Cinq ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis votre venue avec To Da Bone. Entre temps, on a vu \u00e9merger des pratiques tr\u00e8s diff\u00e9rentes autour de la danse sur Internet, mais aussi une longue p\u00e9riode o\u00f9 il \u00e9tait devenu impossible de se rassembler \u00e0 cause de la pand\u00e9mie. Qu\u2019avez-vous trouv\u00e9 en arrivant aux USA\u202f?<\/strong><br \/>\nNous sommes arriv\u00e9s \u00e0 New York apr\u00e8s 1 an et demi de crise de COVID, et avons tout de suite ressenti une tr\u00e8s grande tension sociale. C\u2019est une ville de services (pris en charge, de mani\u00e8re syst\u00e9mique, par des personnes racis\u00e9es), et le manque de personnel engendr\u00e9 par la pand\u00e9mie y a cr\u00e9\u00e9 un climat assez lourd. Si Los Angeles a aussi p\u00e2ti de la crise, et que le nombre de sans-abris a augment\u00e9 depuis notre premier s\u00e9jour, nous y avons tout de m\u00eame trouv\u00e9 une certaine douceur que nous n\u2019avions pas ressentie \u00e0 New York.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Mais ce que nous trouvons v\u00e9ritablement stimulant aux \u00c9tats-Unis, c\u2019est le fait que l\u2019\u00e9ducation populaire sur le genre, la sexualit\u00e9, le racisme, soit assez r\u00e9pandue pour que ce type de conversations ait lieu, alors que la France demeure bien plus tendue et crisp\u00e9e sur toutes ces questions. En revanche, la France offre un acc\u00e8s beaucoup plus facile \u00e0 la culture, l\u2019art et la sant\u00e9. Nous sommes donc rentr\u00e9s en France avec un sentiment d\u2019hybridation, puisque nous nous sentions naviguer entre ces deux territoires qui ont \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 mettre en commun. En tout cas, nous avons senti aux \u00c9tats-Unis que nous \u00e9tions sur la m\u00eame longueur d\u2019onde sur tous ces sujets-l\u00e0, et c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t agr\u00e9able.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019entendez-vous par cette expression que vous avez employ\u00e9e de \u00ab\u202fdanse post-internet\u202f\u00bb\u202f? Comment percevez-vous l\u2019\u00e9volution de la danse avec l\u2019apparition de nouveaux r\u00e9seaux sociaux comme TikTok ?<\/strong><br \/>\nPour r\u00e9pondre \u00e0 votre question, je vais faire un d\u00e9tour par notre collectif. Quand nous nous sommes rencontr\u00e9s, nous \u00e9tions de jeunes artistes, des amis, qui avaient envie de se faire une place. Apr\u00e8s notre premi\u00e8re production ensemble, on s&rsquo;est rendu compte qu\u2019il faudrait qu\u2019on signe sous le nom d\u2019un collectif, et c\u2019est comme \u00e7a que (LA)HORDE est apparue. Le nom nous a plu car il est \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable\u202f: il peut contenir autant nos trois entit\u00e9s que cent personnes. Nous travaillons de mani\u00e8re tr\u00e8s soud\u00e9e : partage de vid\u00e9os, \u00e9change de lectures, visite des m\u00eames expositions\u2026 Avec l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;internet 2.0, donc en 2005-2007, tout un courant de l&rsquo;art contemporain a \u00e9merg\u00e9, qu&rsquo;on d\u00e9signe d\u00e9sormais par le terme de \u00ab\u202fpost-internet\u202f\u00bb. Des artistes du monde entier ont pu soudain communiquer esth\u00e9tiquement, et cette simple possibilit\u00e9 a habit\u00e9 nos nombreuses conversations. La\u202fdanse post-internet, d\u00e9signe donc un syst\u00e8me de pens\u00e9e et de pratiques artistiques auxquels on a en fait recours en studio avec les danseurs, en partant de ces danses qui se d\u00e9veloppent sur internet, et qui font na\u00eetre une culture et une histoire. Cela dit, ce \u00e0 quoi on assiste aujourd\u2019hui avec les mouvements viraux qui ont lieu sur TikTok marquent encore une nouvelle \u00e9tape qui se caract\u00e9rise par la viralit\u00e9, leur c\u00f4t\u00e9 \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, et la cr\u00e9ation de rassemblements de centaines de milliers de personnes. Il faut donc faire une diff\u00e9rence entre les danses virales et les danses post-internet, qui elles peuvent se d\u00e9cliner in real life. Les danseurs de <em>jumpstyle<\/em>, par exemple, utilisent internet comme outil d&rsquo;\u00e9mancipation, leur permettant d&rsquo;entrer en contact, d\u2019\u00e9changer, de progresser, et de construire une culture commune. Ils finissent toujours par se retrouver dans des meetings o\u00f9 ils concourent ensemble, en pr\u00e9sentiel.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Comme votre nom m\u00eame de (LA)HORDE le sugg\u00e8re, vous menez toute une r\u00e9flexion sur le lien entre l&rsquo;individu, le corps et le collectif, qui sont des tensions exacerb\u00e9es par internet. Pourriez-vous nous parler plus en d\u00e9tails de la question de l&rsquo;engagement, de la protestation, qui est au c\u0153ur de votre travail\u202f? Comment est-ce que la danse devient aussi un outil politique de rassemblement ?<\/strong><br \/>\nEn tant que collectif, nous nous s\u2019int\u00e9ressons aux autres. Pour reprendre les mots de la danseuse et chor\u00e9graphe Pina Bausch : \u00ab\u202fJe ne m&rsquo;int\u00e9resse pas \u00e0 comment les gens bougent, mais \u00e0 ce qui les fait bouger\u202f\u00bb. Cette id\u00e9e est un peu un leitmotiv dans notre travail. Tous les trois, nous avons besoin d\u2019\u00eatre touch\u00e9s par une \u00e9motion, une virtuosit\u00e9, du beau, du spectaculaire. Si l\u2019inexplicable nous fascine parce qu\u2019il nous am\u00e8ne \u00e0 penser qu\u2019il s&rsquo;est pass\u00e9 quelque chose, j\u2019avouerai que nous appr\u00e9cions aussi beaucoup la phase de conceptualisation et d\u2019\u00e9change avec des interpr\u00e8tes, pendant laquelle nous explorons les raisons motivant leurs mouvements.\u00a0<\/p>\n<p>La danse, c\u2019est aujourd&rsquo;hui ce langage universel qui n&rsquo;a pas de mots, qui ne porte pas de texte. Sa capacit\u00e9 \u00e0 f\u00e9d\u00e9rer est une source de pouvoir pour des communaut\u00e9s qui ne peuvent plus s&rsquo;exprimer, ou qui n&rsquo;ont pas, \u00e0 proprement parler, de place dans la soci\u00e9t\u00e9. La danse est pour nous ce lieu sensible et politique tr\u00e8s fort. Nous avons pu nous en rendre compte lorsque nous nous sommes pench\u00e9s sur les origines du <em>jumptsyle<\/em>, aussi comme expression politique, et d\u00e9couvrir qu\u2019il s\u2019inspirait de danses traditionnelles g\u00e9orgiennes. Nous nous sommes donc rendus sur place, pour constater que les danses g\u00e9orgiennes sont aujourd\u2019hui li\u00e9es \u00e0 un mouvement techno LGBT extr\u00eamement influent, qu&rsquo;elles ont aussi \u00e9t\u00e9 un instrument de r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;invasion russe de 2008. L\u2019emploi de termes comme \u00ab\u202fdanse traditionnelle\u202f\u00bb ou \u00ab\u202fconcerts\u202f\u00bb pour d\u00e9signer certaines formes de spectacles est en r\u00e9alit\u00e9 un moyen d\u2019\u00e9viter la censure. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cette \u00ab\u202ftradition\u202f\u00bb, ils ont en r\u00e9alit\u00e9 continu\u00e9 \u00e0 innover en lien avec tout un r\u00e9seau underground techno qui se retrouve \u00e0 la discoth\u00e8que Bassiani, situ\u00e9e sous le stade Boris-Paichadze \u00e0 Tbilissi. Toute une jeunesse s\u2019y retrouve autour des questions de genre, de soci\u00e9t\u00e9, de sexualit\u00e9, de pouvoir, de politique\u2026 sur fond de danse techno et parfois donc de danses traditionnelles. Un lieu comme Bassiani incarne tout ce que nous avons envie de manipuler, c\u2019est un creuset o\u00f9 le politique, l&rsquo;organique et le sensible, se m\u00e9langent, et qui nous a inspir\u00e9 la cr\u00e9ation<em> Marry Me in Bassiani<\/em>. Mais comme ces histoires ne sont jamais compl\u00e8tement les n\u00f4tres, nous ne travaillons pas seuls. Nos r\u00e9ponses, nous les avons trouv\u00e9es dans le partage, dans l&rsquo;exp\u00e9rimentation, dans l&rsquo;entre-chemin, et en jouant aussi sur une dramaturgie entre fiction et r\u00e9alit\u00e9. Le politique et l&rsquo;esth\u00e9tique de la violence ont beaucoup habit\u00e9 notre travail ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es et aujourd&rsquo;hui, nous tendons vers une mati\u00e8re qui se veut puissante et engag\u00e9e physiquement en termes de gestuelle, et qui essaie aussi de trouver une lumi\u00e8re, un espoir, car il est compliqu\u00e9 d&rsquo;\u00eatre <em>neo no future<\/em> dans un moment tel que celui qu\u2019on en train de vivre. L\u2019esth\u00e9tique de la violence continuera \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sente dans notre travail. Mais la nature de cette violence n\u2019est pas fixe et pourra \u00e9voluer ; nous sommes encore jeunes, apr\u00e8s tout.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Vous ressentez donc vraiment le besoin de cr\u00e9er, d&rsquo;int\u00e9grer une forme d&rsquo;optimisme, de dire qu&rsquo;il y a quand m\u00eame une lumi\u00e8re au bout du tunnel. Avez-vous donc l&rsquo;impression que la position punk et nihiliste, ferm\u00e9e \u00e0 l&rsquo;avenir, n\u2019est plus tenable aujourd&rsquo;hui\u202f?<\/strong><br \/>\nPour nous, \u00eatre punk aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est trouver la lumi\u00e8re. Depuis le d\u00e9but de (LA)HORDE en 2011, il y a toujours eu, au c\u0153ur de notre esth\u00e9tique de la violence, une forme de liesse, de rite, d\u2019\u00e9l\u00e9vation, que le groupe permet. Dans <em>To Da Bone<\/em>, quand les danseurs de <em>jumpstyle <\/em>sautent sur place et en silence pendant les dix premi\u00e8res minutes, il y a dans cette r\u00e9p\u00e9tition, qu&rsquo;on le veuille ou non, une violence qui fait corps et qui suscite chez le spectateur l&rsquo;espoir que quelque chose va se passer.\u00a0<\/p>\n<p>Avec l\u2019arriv\u00e9e du confinement, nous avons d\u00fb interrompre notre dernier spectacle, <em>Room With a View<\/em>, que nous avions mont\u00e9 avec les danseurs du Ballet National de Marseille, nous privant de danse pendant un an et demi. Au cours du processus de cr\u00e9ation de ce spectacle, le compositeur et musicien Rone a amen\u00e9 une certaine lumi\u00e8re \u00e0 notre travail. Il nous a permis de comprendre que le Ballet National de Marseille est une communaut\u00e9 sp\u00e9cifique, \u00e9ph\u00e9m\u00e8re (compos\u00e9e d\u2019une quinzaine de nationalit\u00e9s cette saison), et que la pi\u00e8ce chor\u00e9graphique qui \u00e9merge de cette collaboration doit dire quelque chose du monde dans lequel on vit. Depuis <em>Room With a View,<\/em> nous avons eu envie de trouver un chemin lumineux, et m\u00eame si tout le monde n\u2019est pas en mesure de le percevoir, pour nous, cette lumi\u00e8re est violente.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates des artistes multimodaux, avez un int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;art contemporain, la pratique sc\u00e9nique, la musique, la vid\u00e9o\u2026 Vous parliez justement de Rone, et donc de musique \u00e9lectronique, tr\u00e8s importante dans votre travail. Pourriez-vous nous dire aussi un mot de l&rsquo;utilisation que vous faites de la vid\u00e9o\u202f? Quelle place vous lui accordez-vous et pourquoi est-elle importante ?<\/strong><br \/>\nC\u2019est pour nous assez naturel de nous tourner vers la vid\u00e9o, qui offre une autre modalit\u00e9 de la pratique sc\u00e9nique. Elle permet de nous rapprocher des interpr\u00e8tes et d\u2019adopter une \u00e9criture diff\u00e9rente de celle du th\u00e9\u00e2tre, plus frontale. Les diff\u00e9rents m\u00e9dias ne s&rsquo;annulent pas, mais permettent plut\u00f4t \u00e0 des \u0153uvres et des points de vue de s\u2019additionner, offrant au spectateur la possibilit\u00e9 d&rsquo;entrevoir une pi\u00e8ce chor\u00e9graphique \u00e0 travers ces prismes multiples. Nous sommes de grands cin\u00e9philes, et le septi\u00e8me art se retrouve toujours dans notre travail chor\u00e9graphique et au plateau. Pour nous, l\u2019outil vid\u00e9ographique n\u2019est absolument pas un calcul commercial, c\u2019est un mode de narration qui nous permet de toucher \u00e0 des probl\u00e9matiques qui nous int\u00e9ressent. Ces vid\u00e9os nous permettent de faire aussi bien un documentaire, qu\u2019une \u0153uvre d\u2019art contemporain, un clip, ou d&rsquo;offrir le t\u00e9moignage d&rsquo;une de nos performances (comme on l&rsquo;a fait avec <em>The Master\u2019s Tools<\/em> en 2017 pour Nuit Blanche \u00e0 Paris, qui m\u00e9lange des passages ressemblant \u00e0 une installation film\u00e9e avec d\u2019autres captur\u00e9s par des t\u00e9l\u00e9phones)\u2026\u00a0<\/p>\n<p><strong>Vous avez collabor\u00e9 pour la vid\u00e9o <em>Ghost<\/em> avec le r\u00e9alisateur, producteur, et sc\u00e9nariste am\u00e9ricain Spike Jonze. Comment cela s\u2019est-il fait ?<\/strong><br \/>\nSpike Jonze est notre aventure am\u00e9ricaine, notre folie du confinement ! Nous avions en fait tourn\u00e9 un clip pour <em>Room With a View<\/em> avec le Ballet National de Marseille, \u00e0 la fin duquel tous les danseurs forment un monstre et s\u2019envolent. Ce monstre s&rsquo;est transform\u00e9 en virus\u2026 nous avons donc d\u00fb arr\u00eater les repr\u00e9sentations, mais ce clip est devenu viral. Un jour, nous recevons un mail d&rsquo;un producteur am\u00e9ricain, David Zander, de chez MJZ, insistant pour qu\u2019on ait un rendez-vous. En se renseignant, nous apprenons qu\u2019il travaille avec des gens qu\u2019on admire, tels Spike Jonze, Harmony Korine, Chris Cunningham\u2026 Il nous a ensuite mis en contact avec Spike Jonze, avec qui on a \u00e9chang\u00e9 par Zoom. On n\u2019arrivait pas \u00e0 y croire ! A la suite de cela, Spike Jonze nous a \u00e9crit un court sc\u00e9nario qu\u2019on a tourn\u00e9 au mus\u00e9e des Beaux-Arts de Marseille, et c\u2019est \u00e0 partir de ce moment-l\u00e0 qu\u2019il est devenu notre parrain chez MJZ.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Revenons sur cette question de la danse li\u00e9e \u00e0 la f\u00eate, puisque l\u2019on vient de traverser deux ans sans possibilit\u00e9 de f\u00eates collectives. Qu\u2019est-ce qui dispara\u00eet selon vous quand la f\u00eate n\u2019est plus possible, et qu\u2019esp\u00e9rez-vous de son retour\u202f?<\/strong><br \/>\nLes f\u00eates sont des endroits de transgression, des h\u00e9t\u00e9rotopies tr\u00e8s pr\u00e9cieuses, surtout dans des moments tels que ceux qu&rsquo;on est en train de traverser. Ces endroits nous sont particuli\u00e8rement chers, parce que c&rsquo;est dans ce type de <em>safe place<\/em> \u2013 des soir\u00e9es LGBT \u00e0 Paris, comme la \u201cFlash Cocotte\u201d ou les soir\u00e9es \u201cPossession\u201d \u2013 que nous nous sommes rencontr\u00e9s. Pour nous la f\u00eate, \u00e7a va de la soir\u00e9e d&rsquo;anniversaire au club techno. Il est vrai que m\u00eame si les choses s&rsquo;apaisent en France en ce moment, l&rsquo;autre est toujours pr\u00e9sent\u00e9 comme un danger, et la f\u00eate est synonyme de violence. Pour nous c\u2019est l\u2019inverse, c&rsquo;est un endroit de protection contre la violence, qui permet un rapport diff\u00e9rent \u00e0 l\u2019autre, qui donne la possibilit\u00e9 aux g\u00e9n\u00e9rations de se m\u00e9langer. Lors de notre passage \u00e0 Tbilissi en G\u00e9orgie, nous avons \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s par la place que conserve la techno dans des lieux de contestation et de r\u00e9volution. Encore une fois, nous avons eu la preuve que la musique, l&rsquo;art, font bouger des choses. Il faut donc faire tr\u00e8s attention \u00e0 ce que la f\u00eate ne disparaisse pas, et qu\u2019elle ait sa place dans notre soci\u00e9t\u00e9, car elle est politique.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, \u00e0 l\u2019origine du collectif (LA)HORDE, sont \u00e0 la t\u00eate du Ballet National de Marseille. Artistes multimodaux, ils cr\u00e9ent des spectacles de danse contemporaine, tant sur sc\u00e8ne que film\u00e9s\u00a0; la danse est au c\u0153ur de leurs pi\u00e8ces chor\u00e9graphiques, films, performances et installations.<\/em><em> <\/em><em>Ils ont collabor\u00e9 avec des grands noms du cin\u00e9ma am\u00e9ricain et de la musique fran\u00e7aise. Ils \u00e9taient en r\u00e9sidence Albertine \u00e0 New York et Los Angeles, co-programm\u00e9 avec la <a href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/fr\/the-villa\/villa-albertine-announces-founding-partnership-art-explora\"><u>Fondation Art Explora<\/u><\/a>. Vous pouvez retrouver leurs productions, et notamment leurs clips vid\u00e9o <u><a href=\"https:\/\/www.collectiflahorde.com\/\">ici<\/a><\/u>.<\/em><\/p>\n\t<a class=\"btn\" href=\"https:\/\/frenchculture.us6.list-manage.com\/subscribe\/post?u=21f7f44cb4b9240ee43deb571&#038;id=29da9ec0bd\" target=\"\">\n\t\tAbonnez-vous \u00e0 la newsletter Villa Albertine Magazine\t<\/a>\n\t\n","protected":false},"featured_media":60910,"menu_order":0,"template":"","app_discipline":[275,283,281],"app_city_tax":[267,264],"app_magazine_category":[296],"class_list":["post-63765","app_magazine_article","type-app_magazine_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","app_discipline-arts-de-la-scene-fr","app_discipline-audiovisuel-fr","app_discipline-musique-fr","app_city_tax-la-fr","app_city_tax-nyc-fr","app_magazine_category-figures-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb - Villa Albertine<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb - Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Pouvez-vous nous parler de Los Angeles\u202f? Qu\u2019\u00eates-vous venus y chercher ? Los Angeles est une ville qui nous est famili\u00e8re,\u202fo\u00f9 nous avons travaill\u00e9 par le pass\u00e9. C&rsquo;est une ville extraordinaire qui d\u2019une certaine mani\u00e8re nous fait penser \u00e0 Marseille o\u00f9 nous sommes install\u00e9s depuis plusieurs ann\u00e9es. C\u2019est d\u2019abord une affaire de lumi\u00e8re, qui est incroyable...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-08-23T08:10:59+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1280\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"897\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"14 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/\",\"name\":\"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb - Villa Albertine\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png\",\"datePublished\":\"2022-04-01T18:54:28+00:00\",\"dateModified\":\"2023-08-23T08:10:59+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png\",\"width\":1280,\"height\":897},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/lahorde\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/home\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Villa Albertine\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb - Villa Albertine","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb - Villa Albertine","og_description":"Pouvez-vous nous parler de Los Angeles\u202f? Qu\u2019\u00eates-vous venus y chercher ? Los Angeles est une ville qui nous est famili\u00e8re,\u202fo\u00f9 nous avons travaill\u00e9 par le pass\u00e9. C&rsquo;est une ville extraordinaire qui d\u2019une certaine mani\u00e8re nous fait penser \u00e0 Marseille o\u00f9 nous sommes install\u00e9s depuis plusieurs ann\u00e9es. C\u2019est d\u2019abord une affaire de lumi\u00e8re, qui est incroyable...","og_url":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/","og_site_name":"Villa Albertine","article_modified_time":"2023-08-23T08:10:59+00:00","og_image":[{"width":1280,"height":897,"url":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png","type":"image\/png"}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"14 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/","url":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/","name":"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb - Villa Albertine","isPartOf":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png","datePublished":"2022-04-01T18:54:28+00:00","dateModified":"2023-08-23T08:10:59+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/#primaryimage","url":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png","contentUrl":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/thumbnail_RWAV_28LA29HORDE20C2A920Boris20Camaca20-20DA20Alice20Gavin_0.png","width":1280,"height":897},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/lahorde\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/home\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"(LA)HORDE : \u00ab La danse est cet espace politique sensible \u00bb"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/#website","url":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/","name":"Villa Albertine","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_magazine_article\/63765","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_magazine_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/app_magazine_article"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/60910"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63765"}],"wp:term":[{"taxonomy":"app_discipline","embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_discipline?post=63765"},{"taxonomy":"app_city_tax","embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_city_tax?post=63765"},{"taxonomy":"app_magazine_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_magazine_category?post=63765"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}