{"id":63764,"date":"2022-03-04T19:18:30","date_gmt":"2022-03-04T19:18:30","guid":{"rendered":"https:\/\/villa-albertine.org\/magazine\/emily-paris-en-louisiane-au-dela-de-la-carte-des-cliches-2\/"},"modified":"2023-08-23T08:10:59","modified_gmt":"2023-08-23T08:10:59","slug":"emily-paris-en-louisiane-au-dela-de-la-carte-des-cliches","status":"publish","type":"app_magazine_article","link":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/emily-paris-en-louisiane-au-dela-de-la-carte-des-cliches\/","title":{"rendered":"Emily in Paris en Louisiane : au-del\u00e0 des clich\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>La mention de la s\u00e9rie Netflix<strong> <\/strong><em>Emily in Paris<\/em> dans un groupe de discussion en ligne suscite toutes sortes de r\u00e9actions par rapport aux st\u00e9r\u00e9otypes et id\u00e9es re\u00e7ues sur les Fran\u00e7ais, ou plut\u00f4t, les Parisiens. Tout est l\u00e0 \u2013 la Tour Eiffel, la mode, les cigarettes, le vin, les relations extra-conjugales, le d\u00e9dain envers les Am\u00e9ricains, etc. Cependant, les sc\u00e8nes de Paris sont magnifiques et font r\u00eaver, donnant quand-m\u00eame envie d\u2019y \u00eatre, de se plonger dans ce monde imagin\u00e9 de la haute cuisine, de ch\u00e2telains farfelus et de tr\u00e8s, tr\u00e8s beau monde. De quoi faire une carte de Bingo de clich\u00e9s.<\/p>\n<p>Imaginons donc une s\u00e9rie intitul\u00e9e <em>E<\/em><em>milie en Louisiane<\/em>, o\u00f9 une Fran\u00e7aise doit lancer une campagne publicitaire avec plusieurs images et slogans.<\/p>\n<p>Or, dans ce sc\u00e9nario, Emilie devra s\u2019abstenir de toute mention des <em>cocodries <\/em>(ndlr: terme utilis\u00e9 en fran\u00e7ais louisianais pour \u00ab crocodile \u00bb), des plaques de rue en fran\u00e7ais, des salles de classe d\u2019immersion fran\u00e7aise, et des t-shirts portant le dicton \u00ab\u00a0Laissez les bon temps rouler\u00a0\u00bb (sans &lsquo;s&rsquo; \u00e0 &lsquo;bon&rsquo;, \u00e9videmment).<\/p>\n<p>Elle ne visitera pas une table fran\u00e7aise,\u00a0elle ne dira pas qu&rsquo;ils ne sont que tr\u00e8s peu \u00e0 parler la langue de Moli\u00e8re, et elle n&rsquo;utilisera pas l&rsquo;anglicisme \u00ab\u00a0Cajun\u00a0\u00bb au lieu de \u00ab\u00a0Cadien\u00a0\u00bb. Elle ne montrera aucune image d\u2019une personne \u00e2g\u00e9e disant qu\u2019elle \u00e9tait punie parce qu\u2019elle parlait fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9cole ni d\u2019un jeune violoneux sur sc\u00e8ne \u00e0 un festival.<\/p>\n<p>Non. Rien de tout \u00e7a. Emilie doit chercher \u00e0 communiquer ce qui se cache en-dessous de la surface des st\u00e9r\u00e9otypes et des id\u00e9es re\u00e7ues qui sont projet\u00e9s sur la Louisiane et les Louisianais depuis trop longtemps par le biais d\u2019un regard am\u00e9ricano-anglophone. Elle va d\u00e9couvrir la complexit\u00e9 d\u2019une mosa\u00efque de populations francophones et cr\u00e9olophones bien plus int\u00e9ressante que la plupart des reportages et articles \u00e0 son sujet.<\/p>\n<p>Voici une id\u00e9e du d\u00e9roulement du tournage\u2026<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 1 : Une <em>grosserie<\/em> \u00e0 M\u00e9tairie, banlieue de la Nouvelle-Orl\u00e9ans.<\/strong><\/p>\n<p>Emilie suit un p\u00e8re et sa fille \u00e0 l\u2019\u00e9picerie. Apr\u00e8s avoir rempli leur panier, ils font la queue \u00e0 la caisse. La caissi\u00e8re, \u00e9tonn\u00e9e d\u2019entendre du fran\u00e7ais et pensant qu\u2019ils sont s\u00fbrement des immigrants ou des touristes, leur demande en anglais depuis combien de temps ils sont l\u00e0, question \u00e0 laquelle la fille r\u00e9plique (aussi en anglais) : \u00ab depuis le d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle \u00bb.<\/p>\n<p>Cent ans apr\u00e8s l\u2019adoption d\u2019une nouvelle constitution dans l\u2019Etat de Louisiane, qui imposa l\u2019anglais comme seule et unique langue de scolarisation, la surprise de la caissi\u00e8re n\u2019a rien d\u2019exceptionnel, malgr\u00e9 l\u2019ironie de cet \u00e9change qui se termine par : \u00ab\u00a0Thank you for shopping at Rob\u00e9rt\u2019s\u00a0\u00bb,\u00a0prononc\u00e9 \u00e0 la fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 2 : Une galerie d\u2019art au centre-ville de la Nouvelle-Orl\u00e9ans :<\/strong><\/p>\n<p>Lors d\u2019une soir\u00e9e de vernissages et portes ouvertes, Emilie croise un artiste blanc, son cousin noir, et plusieurs autres amis et convives, tous dans la trentaine et quarantaine, discutant de l\u2019exposition en kouri-vini, attirant la curiosit\u00e9 des Am\u00e9ricains. Elle est persuad\u00e9e qu\u2019il s\u2019agit du cr\u00e9ole ha\u00eften, mais l\u2019un d\u2019entre eux explique que c\u2019est du cr\u00e9ole louisianais, parl\u00e9 en Louisiane depuis le milieu du XVIIIe si\u00e8cle, n\u00e9 du m\u00e9lange des langues africaines parl\u00e9es par les <em>esclavis\u00e9s<\/em>, avec les vari\u00e9t\u00e9s de vernaculaires des fran\u00e7ais non-standardis\u00e9s pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019\u00e9poque. C\u2019est du pur louisianais.<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 3 : Un village au sud-ouest de la Nouvelle-Orl\u00e9ans :<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en bas du bayou qu\u2019Emilie fait la connaissance d\u2019une activiste am\u00e9rindienne. Depuis le passage de l\u2019ouragan Ida en ao\u00fbt 2021, elle organise, d\u00e9l\u00e8gue, et dirige des \u00e9quipes de b\u00e9n\u00e9voles, le tout en anglais. Or, avec Emilie, elle revient \u00e0 un fran\u00e7ais riche en textures et patines, porteur de plusieurs si\u00e8cles d\u2019une vie fa\u00e7onn\u00e9e dans les mar\u00e9cages, o\u00f9 l\u2019eau et la terre se marient en prairies tremblantes autrefois parsem\u00e9es de ch\u00eani\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 4 : Un parc national aux Natchitoches<\/strong><\/p>\n<p>Emilie a rendez-vous avec l\u2019un des gardiens du parc. Avec lui, elle fait le tour de l\u2019ancienne plantation de coton en discutant du r\u00f4le des colons fran\u00e7ais, des esclavis\u00e9s cr\u00e9olophones et de leur d\u00e9pendance aux connaissances des Am\u00e9rindiens pour survivre. Elle apprend que les colons europ\u00e9ens transcrivaient les noms des tribus en fran\u00e7ais, donnant une forme \u00e9crite aux mots Natchitoches, Op\u00e9lousas, Tchoupitoulas, Avoyelles et Atakapas, entre bien d\u2019autres. Dans la for\u00eat avoisinante, Emilie fait une promenade pour cueillir des feuilles de sassafras et, seul clich\u00e9 permis, elle fait un <em>gombo fil\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 5 : Un studio de production \u00e0 Lafayette<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un jeune Cr\u00e9ole, afro-descendant et au nom de famille d\u2019origine acadienne, entrepreneur dans le domaine des m\u00e9dias, qui re\u00e7oit Emilie dans son studio. Ensemble et par le biais des images et de la cin\u00e9matographie, ils explorent les contradictions li\u00e9es aux id\u00e9es de race, de s\u00e9gr\u00e9gation, et de revendication de la langue fran\u00e7aise. Emilie d\u00e9couvre un monde parall\u00e8le, inconnu m\u00eame des Louisianais assimil\u00e9s en anglais et am\u00e9ricanis\u00e9s, o\u00f9 les labels identitaires \u00ab\u00a0Cr\u00e9ole\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Cadien\u00a0\u00bb ne correspondent ni \u00e0 la langue parl\u00e9e ni aux d\u00e9finitions imagin\u00e9es ailleurs.<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 6 : Un balcon dans le Vieux Carr\u00e9 de la Nouvelle-Orl\u00e9ans<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s le passage d\u2019une avalasse estivale du mois de juillet, Emilie s\u2019assied sur un balcon au c\u0153ur du Vieux Carr\u00e9 pour discuter d\u2019un film de super-h\u00e9ros Franco-Louisianais. Le personnage principal, jou\u00e9 par un musicien d\u2019une certaine renomm\u00e9e, fait le fou, s\u2019habille de fa\u00e7on \u00e9trange. Oui, un super-h\u00e9ros louisianais qui parle fran\u00e7ais pour briser tous les st\u00e9r\u00e9otypes.<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 7 : Une archive<\/strong><\/p>\n<p>Emilie rencontre une chercheuse sur la piste de l\u2019identit\u00e9 d\u2019un adolescent esclavis\u00e9. Son image sur un tableau du XIXe si\u00e8cle (<em>Four Children in a Louisiana Landscape<\/em>, de Trevor Thomas Fowler),\u00a0fut r\u00e9cemment d\u00e9voil\u00e9e apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement obscurcie pour cacher sa pr\u00e9sence parmi les enfants blancs, possiblement ses fr\u00e8res et s\u0153urs biologiques. La figure de ce gar\u00e7on r\u00e9v\u00e8le \u00e0 Emilie le fait que ce que l\u2019on apprend sur la Louisiane a toujours cherch\u00e9 \u00e0 occulter la pr\u00e9sence et l\u2019influence africaine sur l\u2019histoire et la culture louisianaise.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Sc\u00e8ne 8 : De retour \u00e0 Paris<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9bordante d\u2019enthousiasme de partager ses extraordinaires d\u00e9couvertes, en anecdotes et en images, avec la r\u00e9dactrice en chef de sa bo\u00eete de comm, Emilie soumet un premier brouillon. \u00c0 la lecture du texte propos\u00e9, celle-ci, parfaitement fringu\u00e9e en tailleur Chanel avec la Tour Eiffel visible dans la fen\u00eatre derri\u00e8re elle, exige une totale r\u00e9\u00e9criture du sc\u00e9nario. Les clients de la bo\u00eete veulent finalement des\u00a0<em>cocodries<\/em>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Franco-Louisianais, Joseph Dunn se d\u00e9voue au d\u00e9veloppement culturel et aux relations internationales en Louisiane. Il \u00e9tait responsable des industries culturelles au Consulat G\u00e9n\u00e9ral de France \u00e0 La Nouvelle-Orl\u00e9ans, avant de rejoindre <\/em>COFODIL<em>, le Conseil pour le d\u00e9veloppement du fran\u00e7ais en Louisiane.<\/em><\/p>\n","protected":false},"featured_media":60907,"menu_order":0,"template":"","app_discipline":[282],"app_city_tax":[272],"app_magazine_category":[293],"class_list":["post-63764","app_magazine_article","type-app_magazine_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","app_discipline-sciences-humaines-et-sociales-fr","app_city_tax-nola-fr","app_magazine_category-territoires-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Emily in Paris en Louisiane : au-del\u00e0 des clich\u00e9s - Villa Albertine<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/emily-paris-en-louisiane-au-dela-de-la-carte-des-cliches\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Emily in Paris en Louisiane : au-del\u00e0 des clich\u00e9s - Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La mention de la s\u00e9rie Netflix Emily in Paris dans un groupe de discussion en ligne suscite toutes sortes de r\u00e9actions par rapport aux st\u00e9r\u00e9otypes et id\u00e9es re\u00e7ues sur les Fran\u00e7ais, ou plut\u00f4t, les Parisiens. 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