{"id":63754,"date":"2021-10-21T14:24:28","date_gmt":"2021-10-21T14:24:28","guid":{"rendered":"https:\/\/villa-albertine.org\/magazine\/simone-lagrand-explorer-la-littoralisation-de-la-parole\/"},"modified":"2023-08-23T08:10:58","modified_gmt":"2023-08-23T08:10:58","slug":"simone-lagrand-explorer-la-littoralisation-de-la-parole","status":"publish","type":"app_magazine_article","link":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/simone-lagrand-explorer-la-littoralisation-de-la-parole\/","title":{"rendered":"Simone Lagrand : Explorer la littoralisation de la parole"},"content":{"rendered":"<p>Simone Lagrand entretien un rapport profond \u00e0 l&rsquo;oralit\u00e9, par sa pratique de po\u00e9tesse et de slameuse, elle a fait ses premi\u00e8res armes sur sc\u00e8ne \u00e0 Paris, mais aussi par ses origines martiniquaises et le lien avec sa culture orale. Convaincue du pouvoir des mots, de la mise en r\u00e9cit, elle part dans une qu\u00eate foisonnante, sur les traces d&rsquo;une sensibilit\u00e9 littorale commune entre Miami et la Martinique ; d&rsquo;une histoire crois\u00e9e marqu\u00e9e par l&rsquo;esclavage ; d&rsquo;un territoire partag\u00e9, qui fait face aux cons\u00e9quences de la pollution et du r\u00e9chauffement climatique.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Vous vous d\u00e9finissez comme une \u00ab\u00a0paroleuse\u00a0\u00bb, quel est le sens de ce mot que vous pr\u00e9f\u00e9rez \u00e0 po\u00e9tesse, conteuse ou encore slameuse ? <\/strong><\/p>\n<p>La fonction de paroleuse est apparue un peu par la force des choses. A l\u2019origine, je suis issue de la sc\u00e8ne slam, que j&rsquo;ai connue dans les ann\u00e9es 2005 \u00e0 Paris. Mais je suis aussi Martiniquaise et donc h\u00e9riti\u00e8re en tant que telle d\u2019une tradition orale tr\u00e8s importante, que j\u2019active notamment par la pratique du conte. J\u2019ajouterais que quand je suis en Martinique, cela me semble plut\u00f4t inappropri\u00e9 de transf\u00e9rer dans un contexte antillais une approche comme celle du slam, qui est tellement li\u00e9e \u00e0 un certain type d&rsquo;urbanit\u00e9. Du fait de cette double filiation, je n\u2019arrivais jamais \u00e0 me situer. Les slameurs me trouvaient trop po\u00e9tique, les conteurs me trouvaient trop slameuse, et les po\u00e8tes ne savaient pas o\u00f9 me situer. C\u2019est la lecture du grand \u00e9crivain martiniquais Patrick Chamoiseau qui m\u2019a permis de sortir de ce dilemme, en d\u00e9couvrant ce qu\u2019il dit des \u00ab\u00a0marqueurs de paroles\u00a0\u00bb, qui se tiennent justement \u00e0 l\u2019intersection de la tradition orale et de la tradition \u00e9crite. J\u2019ai pris le parti, puisque personne ne voulait de moi dans sa <em>team<\/em>, de cr\u00e9er la <em>team<\/em> parole, d\u2019\u00eatre une \u00ab\u00a0paroleuse\u00a0\u00bb. Je trouvais que \u00e7a me correspondait bien, et le terme s\u2019est transmis en Martinique, ce qui me convient tout \u00e0 fait. C&rsquo;est d\u2019ailleurs plut\u00f4t un terme que j&rsquo;utilise en cr\u00e9ole, <em>pawol\u00e8z<\/em>, parce que le cr\u00e9ole est important pour moi, m\u00eame si je reste bien s\u00fbr tr\u00e8s francophile.<\/p>\n<p><strong>Il y a pourtant un mouvement artistique \u00e0 mi-chemin entre le slam et la po\u00e9sie, bien connu aux Etats-Unis, c\u2019est le <em>spoken word.<\/em> Cela ne permettait pas d\u2019abriter votre pratique de la parole\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Le <em>spoken word<\/em>, que je pratique aussi beaucoup, est li\u00e9 \u00e0 la musique. Or, je n&rsquo;ai pas syst\u00e9matiquement recours \u00e0 la musique pour m\u2019accompagner. Il me fallait vraiment trouver autre chose, inventer. Et puis, j&rsquo;avais envie de ramener ma cr\u00e9olit\u00e9 dans ma pratique. C&rsquo;est probablement un petit chauvinisme martiniquais, que j&rsquo;assume totalement\u00a0: <em>spoken word<\/em> c&rsquo;est les Etats-Unis, la musique, la po\u00e9sie c\u2019est un autre endroit, le slam aussi&#8230; <em>Pawol<\/em> c&rsquo;est chez moi, c&rsquo;est \u00e0 moi et \u00e7a s&rsquo;entend plut\u00f4t bien. C&rsquo;est d\u2019ailleurs assez Fran\u00e7ais de vouloir comme \u00e7a rajouter de la d\u00e9finition \u00e0 la d\u00e9finition, donc c&rsquo;est ce que j&rsquo;ai fait. On parle beaucoup de l&rsquo;intersectionnalit\u00e9, je trouve que la <em>pawol<\/em> est vraiment \u00e0 l&rsquo;intersection de toutes ces pratiques-l\u00e0, parce qu&rsquo;elle combine les territoires de la langue m\u00eame, avec ce cr\u00e9ole qui est l\u00e0 en porosit\u00e9 totale avec le fran\u00e7ais. Elle convoque aussi la pratique ancestrale du conte. Elle va en m\u00eame temps s\u2019\u00e9garer parfois du c\u00f4t\u00e9 du <em>spoken word<\/em> avec la musicalit\u00e9, m\u00eame si ce n\u2019est pas une musicalit\u00e9 additionn\u00e9e, mais qui prend racine dans la rythmique propre \u00e0 la parole, au cr\u00e9ole. En d\u00e9finitive, je trouve que c\u2019est tr\u00e8s moderne de parler de <em>pawol<\/em> aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p><strong>Votre r\u00e9sidence se d\u00e9roule \u00e0 Miami, sur un territoire qui est tourn\u00e9 vers les Cara\u00efbes. C&rsquo;\u00e9tait important pour vous d&rsquo;\u00eatre \u00e0 cet endroit-l\u00e0 ?<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est un endroit qui m&rsquo;a toujours int\u00e9ress\u00e9e. Je pense que c&rsquo;est li\u00e9 \u00e0 notre proximit\u00e9 en Martinique avec Ha\u00efti, et donc avec tout un imaginaire attach\u00e9 \u00e0 ce territoire. Je ne suis jamais venue aux Etats-Unis, mais Miami m&rsquo;intriguait comme une sorte de creuset entre l&rsquo;Espagnol, le Cr\u00e9ole et l&rsquo;Anglais. Une sorte de terre d&rsquo;accueil, o\u00f9 diff\u00e9rentes cultures s\u2019expriment, et qui entretient aussi un certain rapport \u00e0 la mer. Et puis, il y a depuis quelques temps en Martinique une l\u00e9gende urbaine qui circule autour du poisson tigre, qui me fascine et qui restait dans un coin de mon esprit. L\u2019histoire raconte que ce poisson \u2013 qui n\u2019existait pas sur nos c\u00f4tes \u2013 serait arriv\u00e9 avec l&rsquo;ouragan Katrina en Martinique, o\u00f9 il est d\u00e9sormais en train d&rsquo;envahir nos mers et de tuer nos esp\u00e8ces end\u00e9miques. Comme je le disais, c\u2019est une l\u00e9gende urbaine, je ne sais pas si c\u2019est scientifiquement prouv\u00e9, mais \u00e7a m&rsquo;a toujours int\u00e9ress\u00e9e. Ce sera aussi l&rsquo;occasion d&rsquo;aller se renseigner sur ce poisson, et peut-\u00eatre d&rsquo;\u00e9crire un roman graphique sur le sujet si les six semaines de r\u00e9sidence me le permettent.<\/p>\n<p><strong>La question de l&rsquo;environnement est au c\u0153ur de votre r\u00e9sidence. Outre cette histoire de poisson tigre, y a-t-il d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments qui vous int\u00e9ressent dans ce rapprochement entre Miami et la Martinique\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je me suis toujours efforc\u00e9e, dans mon approche de la po\u00e9sie, de la lier au r\u00e9el, au quotidien, au v\u00e9cu et au vivant. C\u2019est pourquoi j\u2019ai beaucoup travaill\u00e9 la notion de littoralisation, en me penchant tout particuli\u00e8rement sur la littoralisation de la parole, \u00e0 travers le cr\u00e9ole qui subit les assauts de l&rsquo;anglais, mais aussi la littoralisation du paysage. J&rsquo;ai envie de trouver un moyen de connecter les deux. Un autre \u00e9l\u00e9ment qui m\u2019int\u00e9resse, c\u2019est la mangrove, qui est tr\u00e8s prot\u00e9g\u00e9e \u00e0 Miami alors qu\u2019elle est totalement phagocyt\u00e9e par le b\u00e9ton en Martinique. Que puis-je apprendre de ce monument naturel, face \u00e0 ces deux r\u00e9alit\u00e9s territoriales diff\u00e9rentes\u00a0? Cela peut para\u00eetre totalement \u00e9loign\u00e9 du sujet, mais je suis frapp\u00e9e aussi par cette double r\u00e9alit\u00e9\u00a0: dans cet espace o\u00f9 l\u2019on trouve les Everglades, o\u00f9 on nourrissait les alligators avec des esclaves, on trouve aussi ce monument \u00e9cologique qu\u2019il s\u2019agit de prot\u00e9ger. Or, dans le m\u00eame temps en Martinique, on parle beaucoup d\u2019autres monuments\u00a0: les statues qui rappellent l\u2019histoire de la colonisation, de l\u2019esclavage et des plantations, pour savoir s\u2019il fallait ou non les d\u00e9boulonner. Ce t\u00e9lescopage de deux r\u00e9alit\u00e9s historiques et g\u00e9ographiques, \u00e0 la fois proches et lointaines, m&rsquo;a beaucoup interpell\u00e9e.<\/p>\n<p>Je pars dans beaucoup de directions diff\u00e9rentes, j\u2019en ai bien conscience, mais en r\u00e9sum\u00e9 on va dire que je suis guid\u00e9e aujourd\u2019hui par trois axes de r\u00e9flexion. Il y a la r\u00e9flexion sur le littoral\u00a0; la r\u00e9flexion sur la mangrove comme monument \u00e9cologique\u00a0; et puis une r\u00e9flexion sur le futur aussi, qui m&rsquo;int\u00e9resse d\u2019autant plus que je suis issue d&rsquo;une culture qui est tr\u00e8s ancr\u00e9e dans un pass\u00e9 tr\u00e8s lourd. Malgr\u00e9 cela, j&rsquo;ai envie d&rsquo;aller vers le futur, non pas pour renier l\u2019actuel, les questionnements du pr\u00e9sent ou du pass\u00e9, mais pour me demander \u00e0 quoi pourrait ressembler ce futur.<\/p>\n<p><strong>Il y a donc bien un futur possible, vous n\u2019\u00eates pas si catastrophiste\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Je m\u2019int\u00e9resse \u00e0 la d\u00e9marche contrefactuelle, \u00e0 la formule \u00ab\u00a0<em>what if<\/em>\u00a0\u00bb. En Martinique, puisqu\u2019on parle d\u2019enjeux environnementaux, il y a une question importante autour de la pollution au chlord\u00e9cone. C\u2019est omnipr\u00e9sent, les gens ne mangent plus local parce qu&rsquo;ils craignent de se faire empoisonner. Mais que se passerait-il si on faisait \u00ab\u00a0comme si\u00a0\u00bb\u00a0? Non pas comme si cela n\u2019existait pas, mais comme s\u2019il pouvait y avoir un espoir dans le futur. Si on faisait comme si on pouvait apprendre quelque chose d&rsquo;un autre espace que le n\u00f4tre, si on faisait comme s\u2019il y avait la possibilit\u00e9 d\u2019une narration diff\u00e9rente, qu&rsquo;on pouvait raconter l&rsquo;histoire autrement, et m\u00eame la d\u00e9tourner de son objectif, de sa destin\u00e9e\u00a0? Comme une sorte de r\u00e9alit\u00e9 alternative qui est l\u00e0, et que j&rsquo;ai envie d&rsquo;aller questionner. J&rsquo;ai envie aussi de sortir tout simplement de ma zone de confort parce que j&rsquo;\u00e9cris de la po\u00e9sie, mais la fiction d&rsquo;anticipation, de sp\u00e9culation, est vraiment en train de prendre le dessus dans ma r\u00e9flexion. Et je pense que venir aux \u00c9tats-Unis, plus particuli\u00e8rement \u00e0 Miami, o\u00f9 il y a cet espace un peu \u00e9trange, une sorte de front, attaqu\u00e9 par les cyclones, par la pollution\u2026 mais o\u00f9 on trouve aussi les Keys, \u00e7a m&rsquo;int\u00e9resse. Il y a la possibilit\u00e9, me semble-t-il, de rentrer en dialogue avec cette nature-l\u00e0. J&rsquo;ai pr\u00e9vu des rencontres avec des scientifiques, des chercheurs. Je ne sais pas du tout o\u00f9 \u00e7a va me mener, mais je m&rsquo;accroche \u00e0 l\u2019espoir d\u2019une forme de s\u00e9rendipit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Vous ne savez pas ce qui va sortir de cette immersion \u00e0 Miami, mais une chose est certaine c\u2019est que cela tournera autour de la parole. Vous croyez \u00e0 la performativit\u00e9 du langage, \u00e0 sa capacit\u00e9 d\u2019agir sur le r\u00e9el\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>On sous-estime en g\u00e9n\u00e9ral le pouvoir de la parole. Je ne dis pas \u00e7a de fa\u00e7on mystique, mais au contraire de mani\u00e8re bien concr\u00e8te, ancr\u00e9e dans le r\u00e9el. Mon projet s\u2019intitule <em>Tarot Littoral<\/em>, parce que je me suis beaucoup beaucoup int\u00e9ress\u00e9e au tarot utilis\u00e9 par les surr\u00e9alistes, et aux propositions de divination po\u00e9tique au moment de la Seconde Guerre mondiale. Il y a vraiment quelque chose \u00e0 aller chercher dans les signes, dans les propositions que nous offre la nature, et je suis convaincue qu&rsquo;on ne l&rsquo;observe pas assez. Sinon, on se rendrait compte de ce qu&rsquo;il y a \u00e0 faire. Ma culture d\u2019origine accorde beaucoup de place aux signes, mais elle ne les exploite pas assez. Donc, j&rsquo;ai envie d&rsquo;aller voir comment faire pour donner un peu plus la parole \u00e0 la nature, aller l\u2019observer, mettre le travail po\u00e9tique en position de guetteur.<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit pas de pr\u00e9voir le futur, de toute fa\u00e7on il est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9crit, puisqu\u2019on a tout bousill\u00e9, et qu\u2019on continue de le faire. Mais je suis vraiment int\u00e9ress\u00e9e par ce jeu d&rsquo;\u00e9nigme, par le signe, par le d\u00e9codage. Ce sont les mots cl\u00e9s, les \u00ab\u00a0hashtags\u00a0\u00bb de mon exploration, avec pollution, interpr\u00e9tation et langage. Donc oui il y a la collapsologie, oui l\u2019effondrement nous guette, mais que fait-on avec \u00e7a\u00a0? On se noie dans nos larmes ou on essaie de donner un peu de vitalit\u00e9\u00a0? Je veux rappeler \u00e0 chacun et chacune que nous avons un pouvoir.<\/p>\n<p>Je me suis donc concentr\u00e9e sur cette parole que je voulais mettre au centre. Ce n&rsquo;est pas le style qui posait particuli\u00e8rement probl\u00e8me, on retrouve la rythmique propre au slam chez nous en Martinique, il n\u2019y avait donc pas de sujet, pas de territoires nouveaux \u00e0 explorer de ce c\u00f4t\u00e9. En revanche, j\u2019ai ressenti le besoin de m\u2019inscrire dans un objectif de conviction et d&rsquo;engagement, que ce soit un engagement envers soi-m\u00eame, ou l&rsquo;engagement collectif plus grand que soi, \u00e9cologique comme dans le cadre de la Villa.<\/p>\n<p><em>Simone Lagrand \u00e9tait en r\u00e9sidence Albertine \u00e0 Miami, co-programm\u00e9e avec la\u00a0<a href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/fr\/the-villa\/villa-albertine-announces-founding-partnership-art-explora\"><u>Fondation Art Explora<\/u><\/a>.<\/em><\/p>\n","protected":false},"featured_media":60879,"menu_order":0,"template":"","app_discipline":[275],"app_city_tax":[262],"app_magazine_category":[296],"class_list":["post-63754","app_magazine_article","type-app_magazine_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","app_discipline-arts-de-la-scene-fr","app_city_tax-mia-fr","app_magazine_category-figures-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Simone Lagrand : Explorer la littoralisation de la parole - Villa Albertine<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/simone-lagrand-explorer-la-littoralisation-de-la-parole\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Simone Lagrand : Explorer la littoralisation de la parole - Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Simone Lagrand entretien un rapport profond \u00e0 l&rsquo;oralit\u00e9, par sa pratique de po\u00e9tesse et de slameuse, elle a fait ses premi\u00e8res armes sur sc\u00e8ne \u00e0 Paris, mais aussi par ses origines martiniquaises et le lien avec sa culture orale. 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