{"id":63749,"date":"2022-01-28T14:59:19","date_gmt":"2022-01-28T14:59:19","guid":{"rendered":"https:\/\/villa-albertine.org\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire-2\/"},"modified":"2023-08-23T08:10:58","modified_gmt":"2023-08-23T08:10:58","slug":"afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire","status":"publish","type":"app_magazine_article","link":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/","title":{"rendered":"Afrofuturisme au Metropolitan :  Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire"},"content":{"rendered":"<p>Fond\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1820 par des familles africaines-am\u00e9ricaines, le village\u00a0<a href=\"\/\/www.centralparknyc.org\/articles\/seneca-village\">Seneca<\/a>\u00a0se\u00a0trouvait \u2013 \u00e0 quelques encablures du mus\u00e9e \u2013 dans la for\u00eat qui pr\u00e9c\u00e9da Central Park. En 1857, le projet d\u2019am\u00e9nagement paysager de ce territoire (avec son lot d\u2019expropriations) \u00e9tait mis en \u0153uvre par les pouvoirs publics de la ville. La petite communaut\u00e9 noire et libre qui composait le village \u2013 de m\u00eame que les habitants originaires d\u2019Allemagne et d\u2019Irlande qui l\u2019avaient rejointe \u2013 dut non seulement quitter les lieux mais aussi se dissoudre dans le processus \u00e9clat\u00e9 de relocalisations. C\u2019est en \u00e9cho \u00e0 cette histoire noire \u2013 chronique \u2013 de chasse et de perte, que la conception de la \u00ab\u00a0salle d\u2019\u00e9poque\u00a0\u00bb du Metropolitan Museum of Art a \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Ce projet curatorial complexe a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par une \u00e9quipe de conservateurs, d\u00e9corateurs, sc\u00e9nographes et historiens dans le but de cr\u00e9er une salle et un dispositif afrofuturistes qu\u2019ils ont\u00a0intitul\u00e9\u00a0: <em>Before Yesterday We Could Fly\u00a0: an Afrofuturist Period Room<\/em>, en hommage \u00e0 la m\u00e9taphore de l\u2019\u00e9chapp\u00e9e belle par l\u2019envol. En effet, le motif conceptuel et concret de la fugitivit\u00e9 appartient \u00e0 la culture th\u00e9orique africaine-am\u00e9ricaine, elle est pr\u00e9sente dans les travaux de <a href=\"https:\/\/www.upress.umn.edu\/book-division\/books\/in-the-break\">Fred Moten<\/a> et <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/jah\/article-abstract\/85\/2\/680\/822974\">Saidiya Hartman<\/a>, et recouvre les strat\u00e9gies esth\u00e9tiques de r\u00e9sistance comme les figures de fuite hors la plantation et la condition d\u2019esclave. On la trouve aussi dans les contes traditionnels africains-am\u00e9ricains, tels qu\u2019ils furent notamment racont\u00e9s par <a href=\"https:\/\/store.metmuseum.org\/the-people-could-fly-american-black-folktales-80054632?gclid=Cj0KCQiAxc6PBhCEARIsAH8Hff2fQg_1hYGPsHWLyP1Kh6f4IbDTOGJvCcwrOwHm7WYG-80MzfaXRroaApanEALw_wcB\">Virginia Hamilton<\/a>\u00a0dans son recueil de 1985\u00a0: <em>The People Could Fly: American Black Folktales<\/em> qui a inspir\u00e9 le titre de l\u2019installation.<\/p>\n\n<h3>Le vaisseau Noir<\/h3>\n\n<p>L\u2019afrofuturisme est un mouvement artistique qui peut prendre plusieurs formes. La musique de Sun Ra, les h\u00e9ros noirs de la bande dessin\u00e9e et du cin\u00e9ma de science-fiction \u00e0 l\u2019image de <em>Black Panther<\/em>, le travail performatif des Kongo Astronauts, dont les photographies ont d\u00e9cor\u00e9 les murs de Paris pendant le premier confinement gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019exposition de Dominique Malaquais\u00a0: <em><a href=\"https:\/\/www.citedelarchitecture.fr\/fr\/exposition\/kinshasa-chroniques-0\">Kinshasa Chroniques<\/a><\/em>, ou encore les romans de Samuel R. Delany en sont des manifestations. Toutes ces \u0153uvres dessinent des temps futurs fantasmatiques, dont la particularit\u00e9 est qu\u2019ils suppl\u00e9ent une histoire noire douloureuse par une projection sur une Afrique utopique, \u00e0 la fois ancestrale et in\u00e9dite, traditionnelle et high-tech. L\u2019afrofuturisme est donc un espace d\u2019\u00e9criture de mythes, avec ce que cela suppose d\u2019ancrage historique et d\u2019imagination avant-gardiste.<\/p>\n\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1970, ce mouvement artistique semble r\u00e9pondre au besoin de formes et de discours, en un mot de r\u00e9cits qui, en l\u2019absence de sources pl\u00e9thoriques pouvant instruire l\u2019histoire noire, l\u2019imaginent et la fabriquent \u00e0 partir de fragments du pass\u00e9. Dans les mondes de l\u2019art noir, on observe en effet une articulation \u00e9troite entre la p\u00e9nurie d\u2019archives et la prolif\u00e9ration d\u2019histoires, car dire la communaut\u00e9 d\u2019exp\u00e9rience des Noirs et, avant tout, celle issue de l\u2019histoire de l\u2019esclavage, cela a \u00e9t\u00e9 \u2013 et continue d\u2019\u00eatre \u2013 fournir au pr\u00e9sent et \u00e0 l\u2019avenir une perspective \u00e9mancipatrice. Elle fonctionne, pour ce qui concerne l\u2019afrofuturisme, par montage fictif et projection technique. Mark Dery serait l\u2019inventeur du vocable <em>Afrofuturisme<\/em> qui parut pour la premi\u00e8re fois dans une publication qu\u2019il avait dirig\u00e9e et pour laquelle il avait rassembl\u00e9, entre autres, une <a href=\"https:\/\/www.dukeupress.edu\/flame-wars\">s\u00e9rie d\u2019entretiens<\/a> avec les auteurs Samuel R. Delany, Greg Tate et Tricia Rose.<\/p>\n\n<p>Pour la salle <em>Before Yesterday We Could Fly<\/em>, les commissaires de l\u2019installation ont fait appel \u00e0 une vingtaine d\u2019artistes africains et afrodescendants (Willie Cole, Zizipho Poswa, Fabiola Jean-Louis, Roberto Lugo, Tourmaline, Atang Tshikare, Elizabeth Catlett, Henry Taylor\u2026) et ils ont rassembl\u00e9 un ensemble de pi\u00e8ces historiques du mus\u00e9e\u00a0: un crucifix congolais du XVIIe si\u00e8cle, un peigne am\u00e9ricain en caoutchouc de 1851 ou encore des r\u00e9cipients allemands rococos en verre, objets d\u00e9coratifs ou utilitaires inclus dans le foyer fantastique de cette famille noire invent\u00e9e.<\/p>\n\n<p>La charge de cette nouvelle salle au sein du mus\u00e9e est immense, \u00e0 l\u2019image de l\u2019attente institutionnelle et publique encapsul\u00e9e dans ce lieu d\u00e9di\u00e9 \u00e0 un projet chim\u00e9rique. Il s\u2019agit \u00e0 la fois d\u2019\u00e9voquer l\u2019histoire avort\u00e9e de la communaut\u00e9 et du village voisins du mus\u00e9e, d\u2019inventer une <em>period room<\/em> cens\u00e9e mat\u00e9rialiser, sur un mode utopique, une \u00e9poque et un univers d\u00e9coratif de l\u2019histoire africaine-am\u00e9ricaine, et enfin de donner \u00e0 voir la cr\u00e9ation noire contemporaine. Or, cette maison dans la pi\u00e8ce, car il s\u2019agit bien d\u2019une habitation de taille modeste au sein d\u2019une petite salle d\u2019exposition, n\u2019est pas une reconstitution, m\u00eame approximative, de ce que les sources nous permettent d\u2019envisager.<\/p>\n\n<p>N\u00e9anmoins, ce foyer africain-am\u00e9ricain imaginaire ouvre \u00e0 une esth\u00e9tique d\u2019un autre temps \u2013 pass\u00e9 et futur \u00e0 la fois \u2013 avec les moyens de l\u2019histoire\u00a0: le plan du quartier de Seneca \u2013 le seul qui soit connu \u00e0 ce jour \u2013 est transform\u00e9 en un motif de papier peint\u00a0; les fragments de porcelaine chinoise et de verre v\u00e9nitien retrouv\u00e9s dans le cadre de fouilles arch\u00e9ologiques men\u00e9es dans des parcelles de territoires autrefois habit\u00e9es par des Noirs, cr\u00e9ditent la pr\u00e9sence d\u2019objets import\u00e9s d\u2019un grand raffinement y compris une carafe camerounaise orn\u00e9e de perles, tandis qu\u2019une jarre grise et bleue de Thomas W. Commeraw, c\u00e9ramiste Africain-Am\u00e9ricain du milieu du XIXe si\u00e8cle, fait partie de la vaisselle pr\u00e9cieuse rassembl\u00e9e dans la cuisine.<\/p>\n\n<p>Les sources \u00e9crites et mat\u00e9rielles de l\u2019histoire africaine-am\u00e9ricaine, souvent peu nombreuses, mal connues, ont fait ici l\u2019objet d\u2019une recherche et d\u2019un soin approfondis, et, si elles trament l\u2019espace et le projet dans son ensemble, elles ne pouvaient \u00eatre exag\u00e9r\u00e9ment d\u00e9ploy\u00e9es pour que l\u2019ambition immersive de la <em>period room<\/em> puisse \u00eatre accomplie. Or, le propre de ces cabines \u00e0 remonter le temps tient au fait que leur option stylistique s\u2019appuie sur l\u2019illusion sensorielle \u2013 la plus totale possible \u2013 d\u2019un temps r\u00e9volu. Ici, le principe se complique par le fait que la qu\u00eate de cette \u00e9poque pass\u00e9e ouvre \u00e0 un avenir imaginaire et par cons\u00e9quent \u00e0 un espace figural qui rel\u00e8ve de la science-fiction.<\/p>\n\n<p>Ainsi, cette fiction \u2013 enchant\u00e9e plus que scientifique, d\u2019ailleurs \u2013 prend \u00e9galement la forme d\u2019une vitrine de la cr\u00e9ation africaine et diasporique contemporaine mise en sc\u00e8ne par une proposition curatoriale particuli\u00e8rement riche. En cons\u00e9quence, plus qu\u2019un rattrapage ou une r\u00e9paration \u2013 r\u00e9pliques compensatoires souvent un peu pauvres face aux silences de l\u2019art et de l\u2019histoire, pour reprendre l\u2019expression forg\u00e9e par <a href=\"http:\/\/www.beacon.org\/Silencing-the-Past-P1109.aspx\">Michel-Rolph Trouillot<\/a> \u2013 la salle afrofuturiste agit comme un cabinet des merveilles donnant \u00e0 voir la cr\u00e9ation (peinture, c\u00e9ramique, sculpture, vid\u00e9o, textile\u2026) des descendants putatifs, au sens le plus large possible, des habitants de Seneca. Ainsi, la <em>period room<\/em> est avant tout un espace narratif du patrimoine et de la cr\u00e9ativit\u00e9 africaine.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full alignleft\">\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1210\" height=\"1080\" src=\"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/01.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg\" class=\"attachment-full size-full\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/01.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg 1210w, https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/01.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def-300x268.jpg 300w, https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/01.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def-1024x914.jpg 1024w, https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/01.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def-768x685.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1210px) 100vw, 1210px\" \/>\n\t\t\t<figcaption>\n\t\t\t<p>Courtesy The Metropolitan Museum of Art &#8211; Photo by Anna-Marie Kellen<\/p>\n\t\t<\/figcaption>\n\t<\/figure>\n<h3><strong>La salle des machines <\/strong><\/h3>\n\n<p>Cependant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019une salle des machines, la <em>period room<\/em> agit aussi sur l\u2019ensemble du mus\u00e9e, tel un \u00e9metteur d\u2019ondes traversant la collection et r\u00e9\u00e9valuant la chronique traditionnelle de l\u2019art en \u00e9coles r\u00e9gionales. Elle met en branle des r\u00e9cits fond\u00e9s sur un dispositif culturel intempestif qui percute l\u2019histoire canonique de l\u2019art. D\u00e8s lors, cette histoire s\u2019av\u00e8re, non pas fausse ou obsol\u00e8te, mais insuffisante et, par ce fait m\u00eame, disponible \u00e0 des prolongations en partie fictives.<\/p>\n\n<p>La fr\u00e9quentation publique de cette nouvelle salle r\u00e9v\u00e8le que les amateurs de mus\u00e9e ch\u00e9rissent l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre d\u00e9rang\u00e9s dans la routine de leurs parcours, d\u2019\u00eatre surpris par un d\u00e9crochage temporel et stylistique. Le regardeur se trouve d\u00e9tourn\u00e9 de sa contemplation routini\u00e8re mais il est aussi expos\u00e9 \u00e0 l\u2019intensit\u00e9 d\u2019un microcosme qui fonctionne \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 du <em>White Cube<\/em> (format moderniste de l\u2019exposition d\u00e9pouill\u00e9e). La <em>period room<\/em> s\u2019impose d\u2019entr\u00e9e dans une outrance, dans un exc\u00e8s d\u2019objets, d\u2019id\u00e9es, de couleurs, de textures, de r\u00e9f\u00e9rences\u2026 qui placent le regardeur en d\u00e9s\u00e9quilibre, assailli et inqui\u00e9t\u00e9 par la somme des sollicitations sensorielles. En ce sens, cette pi\u00e8ce d\u2019\u00e9poque se distingue des tentatives des reconstitutions d\u00e9coratives qui scandent parfois le parcours mus\u00e9al. L\u2019ind\u00e9cidabilit\u00e9 temporelle de la nouvelle salle du Metropolitan ajoute au caract\u00e8re d\u00e9concertant de la <em>period room<\/em> traditionnelle, car le regardeur ne peut faire appel \u00e0 sa connaissance d\u2019autres pi\u00e8ces mus\u00e9ographiques d\u2019\u00e9poque pour inscrire ce lieu \u00e9trange dans une s\u00e9rie.<\/p>\n\n<p>Enfin, par son format et sa fonction au sein du mus\u00e9e, la maison Seneca s\u2019apparente \u00e9galement aux capsules temporelles, telles celles confectionn\u00e9es pour les soci\u00e9t\u00e9s futures et incluses dans des \u00e9difices patrimoniaux, \u00e0 l\u2019instar des deux bo\u00eetes retrouv\u00e9es r\u00e9cemment au pied de la statue du General Lee au moment de son d\u00e9boulonnage (Richmond, Virginia, septembre-d\u00e9cembre 2021). En d\u00e9calage avec le temps du mus\u00e9e, la pi\u00e8ce afrofuturiste expose en effet un amas de signes et de t\u00e9moins de temps \u00e0 venir\u00a0; ce que l\u2019on pourrait d\u00e9finir comme la culture mat\u00e9rielle et artistique de l\u2019anticipation noire.<\/p>\n\n<p>Il est aussi une autre singularit\u00e9 dans le dispositif invent\u00e9 au Metropolitan, c\u2019est celui de la maison dans la pi\u00e8ce ; non pas seulement la pi\u00e8ce imaginaire d\u2019une maison dont les murs fusionnent avec ceux du mus\u00e9e, mais bien une sorte d\u2019habitation \u00e9difi\u00e9e <em>dans<\/em> la salle du mus\u00e9e, les murs de ce dernier \u00e9tant tapiss\u00e9s d\u2019un papier peint cama\u00efeu vert sous la forme d\u2019un patchwork de motifs. Ainsi, il est un interstice r\u00e9serv\u00e9 au regardeur, qui n\u2019entre que par les yeux dans la maison Seneca, gr\u00e2ce aux fen\u00eatres et autres portes r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 cet usage. L\u2019instauration de cette fronti\u00e8re, autrement dit de cet espace liminaire du trottoir qui entoure et, par l\u00e0-m\u00eame, enclave la maison \u00e9difi\u00e9e en son centre, surprend passablement.<\/p>\n\n<p>Un enclos, un passage, un couloir ext\u00e9rieur\u00a0: l\u00e0 est l\u2019espace du regardeur, dans l\u2019entre-deux qui s\u00e9pare le mus\u00e9e de la maison chim\u00e9rique. Comment comprendre cette intensification formelle de la fronti\u00e8re entre ces deux lieux\u00a0? Et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019isoler et de clore sur son propre espace, le foyer africain-am\u00e9ricain fantasm\u00e9 qui, contrairement \u00e0 la propension immersive des <em>period room<\/em>, ne tol\u00e8re qu\u2019une incursion visuelle d\u00e9tach\u00e9e de l\u2019exp\u00e9rience du corps regardant\u00a0? Le paradoxe s\u2019explique difficilement et le visiteur regrette, d\u2019abord, l\u2019aplatissement de l\u2019exp\u00e9rience par une d\u00e9ambulation emp\u00each\u00e9e, mais cette encapsulation se r\u00e9v\u00e8le <em>in fine<\/em> proprement afrofuturiste.<\/p>\n\n<p>Non seulement, le dispositif rappelle la s\u00e9gr\u00e9gation communautaire propre \u00e0 l\u2019histoire am\u00e9ricaine, mais on est aussi face \u00e0 une sorte de vaisseau spatial encore dans le hangar. Enfin, cette maison afrofuturiste entre aussi en \u00e9cho avec une pi\u00e8ce de David Hammons\u00a0: <em>Minimum Security<\/em> (2007). Bien que de conception inverse, elles travaillent toutes deux les limites de l\u2019espace africain-am\u00e9ricain au sein du mus\u00e9e, la ceinture et le cerclage de l\u2019espace vital noir, dans une version enchant\u00e9e et utopique au Metropolitan\u00a0; dans une version carc\u00e9rale et critique chez Hammons.<\/p>\n\n<p>L\u2019intelligence de l\u2019\u00e9quipe curatoriale a \u00e9t\u00e9 ici de croiser la convention de la <em>period room<\/em> avec l\u2019inventivit\u00e9 de l\u2019afrofuturisme pour renouveler aussi les modalit\u00e9s d\u2019inscription de l\u2019institution patrimoniale dans l\u2019actualit\u00e9 de l\u2019histoire. Or, cette option s\u2019av\u00e8re particuli\u00e8rement opportune aujourd\u2019hui parce qu\u2019elle offre des alternatives aux tentations vandales. L\u2019installation fait d\u2019ailleurs opportun\u00e9ment \u00e9cho au red\u00e9ploiement et \u00e0 la refonte des salles d\u2019art am\u00e9ricain du XXe si\u00e8cle avec l\u2019exposition d\u2019\u0153uvres de Sam Gilliam, Kerry James Marshall ou encore Amy Sherald, et ouvre par l\u00e0-m\u00eame \u00e0 une interrogation plus g\u00e9n\u00e9rale sur le r\u00f4le social du mus\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Celui-ci rel\u00e8verait d\u2019une double ambition\u00a0: celle de faire entrer un certain nombre d\u2019artistes noirs au Metropolitan, alors que la longue histoire de l\u2019institution prouve que, jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, il leur avait \u00e9t\u00e9 fait une place minime\u00a0; mais aussi, celle de faire \u00e9cho \u00e0 la pression communautaire qui se manifeste de diff\u00e9rentes mani\u00e8res dans la vie publique am\u00e9ricaine depuis les ann\u00e9es 1960, et qui a connu un d\u00e9ploiement et une force de conviction renouvel\u00e9s au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, en r\u00e9ponse aux crimes racistes persistants.<\/p>\n\n<p>Plus qu\u2019un pansement ou un clin d\u2019\u0153il \u00e0 une actualit\u00e9 intense, le Metropolitan Museum of Art cr\u00e9e l\u2019occasion de r\u00e9inventer le mus\u00e9e, de lui offrir la possibilit\u00e9 d\u2019occuper une fonction qui se situe entre porosit\u00e9 \u00e0 la vie de la cit\u00e9 et, <em>in fine<\/em>\u00a0: conscience de la modestie comme de la n\u00e9cessit\u00e9 des moyens critiques et \u00e9mancipateurs de l\u2019art lorsqu\u2019ils concourent \u00e0 l\u2019agrandissement de nos futurs.<\/p><p><em><strong>Before Yesterday We Could Fly: An Afrofuturist Period Room<\/strong>, Metropolitan Museum of Art, Exposition-installation de longue dur\u00e9e, 5 novembre 2021-&#8230;<br \/>\nPar\u00a0: Sarah E. Lawrence, Iris and B. Gerald Cantor Curator in Charge of the Department of European Sculpture and Decorative Arts, Metropolitan Museum of Art ; Ian Alteveer, Aaron I. Fleischman Curator, Department of Modern and Contemporary Art, Metropolitan Museum of Art ; Hannah Beachler, Lead Curator and Designer ; Michelle D. Commander, Consulting Curator and Associate Director and Curator of the Lapidus Center for the Historical Analysis of Transatlantic Slavery at New York Public Library\u2019s Schomburg Center for Research in Black Culture.<\/em><\/p><p>Anne Lafont est historienne de l\u2019art et\u00a0directrice d\u2019\u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00c9cole des hautes \u00e9tudes en\u00a0sciences sociales o\u00f9 elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la fabrique visuelle de la race et l\u2019invention de l\u2019art africain dans\u00a0les discours et les pratiques, sp\u00e9cialiste des questions de repr\u00e9sentations des\u00a0figures noires de la p\u00e9riode des Lumi\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0moderne. Elle est actuellement r\u00e9sidente de la <a href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/fr\/residents\/anne-lafont\">Villa Albertine.<\/a><\/p>","protected":false},"featured_media":60864,"menu_order":0,"template":"","app_discipline":[265],"app_city_tax":[264],"app_magazine_category":[],"class_list":["post-63749","app_magazine_article","type-app_magazine_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","app_discipline-arts-visuels-fr","app_city_tax-nyc-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire - Villa Albertine<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire - Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Fond\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1820 par des familles africaines-am\u00e9ricaines, le village\u00a0Seneca\u00a0se\u00a0trouvait \u2013 \u00e0 quelques encablures du mus\u00e9e \u2013 dans la for\u00eat qui pr\u00e9c\u00e9da Central Park. En 1857, le projet d\u2019am\u00e9nagement paysager de ce territoire (avec son lot d\u2019expropriations) \u00e9tait mis en \u0153uvre par les pouvoirs publics de la ville. La petite communaut\u00e9 noire et...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-08-23T08:10:58+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1392\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"983\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"12 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/\",\"name\":\"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire - Villa Albertine\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg\",\"datePublished\":\"2022-01-28T14:59:19+00:00\",\"dateModified\":\"2023-08-23T08:10:58+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2023\\\/08\\\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg\",\"width\":1392,\"height\":983},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/magazine\\\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/home\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Villa Albertine\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/villa-albertine.org\\\/va\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire - Villa Albertine","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire - Villa Albertine","og_description":"Fond\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1820 par des familles africaines-am\u00e9ricaines, le village\u00a0Seneca\u00a0se\u00a0trouvait \u2013 \u00e0 quelques encablures du mus\u00e9e \u2013 dans la for\u00eat qui pr\u00e9c\u00e9da Central Park. En 1857, le projet d\u2019am\u00e9nagement paysager de ce territoire (avec son lot d\u2019expropriations) \u00e9tait mis en \u0153uvre par les pouvoirs publics de la ville. La petite communaut\u00e9 noire et...","og_url":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/","og_site_name":"Villa Albertine","article_modified_time":"2023-08-23T08:10:58+00:00","og_image":[{"width":1392,"height":983,"url":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg","type":"image\/jpeg"}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"12 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/","url":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/","name":"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire - Villa Albertine","isPartOf":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg","datePublished":"2022-01-28T14:59:19+00:00","dateModified":"2023-08-23T08:10:58+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/#primaryimage","url":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg","contentUrl":"https:\/\/villa-albertine.org\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/02.20Before20Yesterday20We20Could20Fly20def.jpg","width":1392,"height":983},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/afrofuturisme-au-metropolitan-encapsuler-lart-et-lhistoire\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/home\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Afrofuturisme au Metropolitan : Encapsuler l\u2019art et l\u2019histoire"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/#website","url":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/","name":"Villa Albertine","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_magazine_article\/63749","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_magazine_article"}],"about":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/app_magazine_article"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/60864"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63749"}],"wp:term":[{"taxonomy":"app_discipline","embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_discipline?post=63749"},{"taxonomy":"app_city_tax","embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_city_tax?post=63749"},{"taxonomy":"app_magazine_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/app_magazine_category?post=63749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}