{"id":444417,"date":"2024-01-22T21:19:16","date_gmt":"2024-01-22T21:19:16","guid":{"rendered":"https:\/\/villa-albertine.org\/?post_type=app_magazine_article&#038;p=444417"},"modified":"2024-01-23T17:24:48","modified_gmt":"2024-01-23T17:24:48","slug":"the-feminist-new-new-wave-of-french-cinema","status":"publish","type":"app_magazine_article","link":"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/the-feminist-new-new-wave-of-french-cinema\/","title":{"rendered":"La nouvelle Nouvelle Vague du cin\u00e9ma fran\u00e7ais"},"content":{"rendered":"<p>Le cin\u00e9ma fran\u00e7ais est-il mort ? Telle est la question qui pr\u00e9occupait les cin\u00e9philes du monde entier quand Jacques Rozier, consid\u00e9r\u00e9 comme le dernier survivant de la Nouvelle Vague fran\u00e7aise, est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019an dernier, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 96 ans, apr\u00e8s Jean-Luc Godard, Agn\u00e8s Varda, Claude Chabrol et Alain Resnais. Leur disparition a sign\u00e9 la fin de l\u2019\u00e8re du souffle r\u00e9volutionnaire du cin\u00e9ma fran\u00e7ais. Bien entendu, depuis les ann\u00e9es 1960, comme avec toute vague, il y a eu des hauts et des bas, des moments de z\u00e9nith et des nadirs turbulents.<\/p>\n<p>S\u2019il serait r\u00e9ducteur de qualifier le climat cin\u00e9matographique fran\u00e7ais actuel de \u00ab nouvelle Nouvelle Vague \u00bb, il est ind\u00e9niable qu\u2019un raz-de-mar\u00e9e de talents, emmen\u00e9 par une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration plus diversifi\u00e9e et surtout f\u00e9minine, proposent des \u0153uvres r\u00e9solument originales. Ces autrices r\u00e9volutionnent l\u2019industrie cin\u00e9matographique hexagonale, traditionnellement domin\u00e9e par les hommes, en r\u00e9inventant la mani\u00e8re dont les femmes sont repr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cran, dans les pas de pionni\u00e8res comme Alice Guy, oubli\u00e9e depuis longtemps, et Agn\u00e8s Varda, \u00ab la marraine de la Nouvelle Vague \u00bb, dont la remise en question des conventions cin\u00e9matographiques au fil d\u2019une filmographie \u00e9clectique et passionn\u00e9e a ouvert la porte aux ruptures narratives et visuelles de la Nouvelle Vague, et influenc\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations de r\u00e9alisateurs.<\/p>\n<p>Avec les ann\u00e9es, le panth\u00e9on du cin\u00e9ma d\u2019auteur fran\u00e7ais s\u2019est enrichi de nombreuses r\u00e9alisatrices, dont beaucoup tournent encore, comme Claire Denis, Anne Fontaine, Dani\u00e8le Thompson, Agn\u00e8s Jaoui, Emmanuelle Bercot et la toujours provocatrice Catherine Breillat. Au fil du temps, elles se sont attaqu\u00e9es au st\u00e9r\u00e9otype de la femme fran\u00e7aise en tant que projection du fantasme masculin et arch\u00e9type de la f\u00e9minit\u00e9 id\u00e9ale \u00e0 la Brigitte Bardot, ou Catherine Deneuve dans <em>Belle de jour<\/em>.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019elles soient inclassables, les r\u00e9alisatrices de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, comme leurs a\u00een\u00e9es (dont l\u2019inimitable Varda), s\u2019efforcent d\u2019inventer de nouvelles mani\u00e8res de tourner des films, que ce soit sur la forme ou sur le fond. Ces sc\u00e9naristes-r\u00e9alisatrices sont souvent aussi actrices et productrices\u00a0; elles imposent leur point de vue, et impr\u00e8gnent de leur style des \u0153uvres tr\u00e8s personnelles.<\/p>\n<p>En rupture avec la Nouvelle Vague d\u2019antan, leurs films sont davantage ancr\u00e9s dans la r\u00e9alit\u00e9 et explorent des th\u00e9matiques parfois difficiles, comme l\u2019avortement, l\u2019immigration, l\u2019identit\u00e9 queer et les relations violentes. Ils sont un reflet de la soci\u00e9t\u00e9 plut\u00f4t qu\u2019un cin\u00e9ma d\u2019\u00e9vasion, mais ces \u0153uvres trouvent leur public et sont r\u00e9compens\u00e9es dans les festivals les plus prestigieux.<\/p>\n<p>Si le cin\u00e9ma fran\u00e7ais n\u2019a pas encore rattrap\u00e9 son retard en termes de parit\u00e9, il est ind\u00e9niable que la vague actuelle de r\u00e9alisatrices hexagonales atteint les rivages du monde entier.<\/p>\n<p><strong>Refl\u00e9ter la r\u00e9alit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Pour l\u2019actrice-autrice Zabou Breitman, aussi \u00e0 l\u2019aise devant que derri\u00e8re l\u2019objectif, \u00ab la cam\u00e9ra est l\u2019\u0153il avec lequel nous choisissons ce que nous voulons montrer au public. Une vraie cin\u00e9aste est libre d\u2019observer la vie \u00e0 travers son propre prisme \u00bb. Et c\u2019est bien ce que font les r\u00e9alisatrices de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, mais sans filtre d\u00e9sormais, obligeant le public \u00e0 se confronter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la vie des femmes d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>La Palme d\u2019or du Festival de Cannes 2023 est all\u00e9e \u00e0 <em>Anatomie d\u2019une chute<\/em> de Justine Triet, m\u00e9lange fascinant de drame judiciaire, de polar et d\u2019\u00e9tude d\u2019une dynamique familiale. En mettant une c\u00e9l\u00e8bre romanci\u00e8re, m\u00e8re d\u2019un jeune adolescent, en accusation, la r\u00e9alisatrice questionne le regard souvent critique et simpliste que la soci\u00e9t\u00e9 porte sur les femmes, avec une maestria enthousiasmante qui perdure bien apr\u00e8s le g\u00e9n\u00e9rique de fin.<\/p>\n<p>Sa r\u00e9alisation intentionnellement ambigu\u00eb laisse les spectateurs libres de de d\u00e9cider de la culpabilit\u00e9 du personnage principal, un peu comme <em>Saint Omer<\/em> d\u2019Alice Diop, prim\u00e9 \u00e0 Venise, un drame judiciaire radicalement diff\u00e9rent o\u00f9 le proc\u00e8s n\u2019est que la toile de fond de ce qui est \u00e0 la fois un film d\u2019horreur, un thriller palpitant et un documentaire r\u00e9v\u00e9lateur de v\u00e9rit\u00e9s soci\u00e9tales. Son approche non didactique, suffisamment rare pour \u00eatre soulign\u00e9e, est faite de plans s\u00e9quences, de longs moments de silence et de changements d\u2019angles qui transforment l\u00e0 aussi les spectateurs en jur\u00e9s, bient\u00f4t contraints de remettre en question leurs convictions.<\/p>\n<p><em>L\u2019\u00c9v\u00e8nement<\/em> d\u2019Audrey Diwan a, quant \u00e0 lui, relanc\u00e9 le d\u00e9bat, au niveau mondial, sur l\u2019interruption volontaire de grossesse et les droits des femmes. Les sc\u00e8nes du film li\u00e9es \u00e0 l\u2019avortement sont hyper r\u00e9alistes et angoissantes, mais jamais gratuites, ce qui les rend d\u2019autant plus d\u00e9chirantes. Le film est \u00e0 la fois \u00e9l\u00e9gant dans son approche et d\u00e9tonnant dans ce qu\u2019il g\u00e9n\u00e8re.<\/p>\n<p>La finesse de tous ces films ne sous-estime pas l\u2019intelligence des spectateurs. Ils sont d\u00e9rangeants et inconfortables, mais leur urgence et leur r\u00e9sonance \u00e9motionnelle les rend absolument pertinents.<\/p>\n<p>Virginie Efira a d\u00fb, dans ses r\u00f4les, de confronter \u00e0 quelques-uns des probl\u00e8mes les plus complexes qui touchent les femmes aujourd\u2019hui\u00a0: elle s\u2019est extirp\u00e9e d\u2019une relation toxique dans <em>L\u2019Amour et les for\u00eats<\/em> de Val\u00e9rie Donzelli, s\u2019est d\u00e9p\u00eatr\u00e9e comme elle le pouvait du fardeau \u00e9motionnel que la soci\u00e9t\u00e9 impose aux femmes d\u2019un certain \u00e2ge dans <em>Les Enfants des autres<\/em> de Rebecca Zlotowski, s\u2019est battue pour la garde de son fils dans <em>Rien \u00e0 perdre<\/em> de Delphine Deloget et a surv\u00e9cu \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement traumatisant dans <em>Revoir Paris<\/em> d\u2019Alice Winocour.<\/p>\n<p>\u00ab Enfin un point de vue f\u00e9minin sur les histoires de femmes\u00a0! \u00bb s\u2019exclame Anissa Bonnefont, qui a r\u00e9alis\u00e9 les documentaires <em>Wonder Boy, Olivier Rousteing, n\u00e9 sous X<\/em> et <em>Nadia<\/em> et le drame \u00e9rotique <em>La Maison<\/em>, sur l\u2019univers m\u00e9connu et souvent tabou des travailleuses du sexe. \u00ab Il y a tellement de films sur la sexualit\u00e9 des femmes qui sont racont\u00e9s par des hommes\u00a0! Pour moi, c\u2019est formidable que la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9alisatrices porte un regard f\u00e9minin sur ce que signifie \u00eatre une femme aujourd\u2019hui. Il est tr\u00e8s important que ces r\u00e9cits intimes sur des femmes soient racont\u00e9es par des femmes, tant au niveau du sc\u00e9nario que de la r\u00e9alisation.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Rendre le personnel universel<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Un film n\u2019a de sens que s\u2019il est fait pour les gens qui vont le regarder \u00bb, estime Mona Achache, dont la filmographie ne cesse de bousculer les conventions, sillonnant les genres ou creusant son propre sillon. Ses films montrent le caract\u00e8re universel des histoires personnelles, comme <em>C\u0153urs vaillants,<\/em> inspir\u00e9 de l\u2019histoire de sa grand-m\u00e8re, une survivante de l\u2019Holocauste, ou le documentaire dramatique <em>Little Girl Blue,<\/em> qui reconstitue la vie de sa m\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9cran \u00ab pour que [s]es enfants connaissent mieux l\u2019histoire de leur famille, et pour [s]e lib\u00e9rer de [s]on propre chagrin suite au d\u00e9c\u00e8s de [s]a m\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mia Hansen-L\u00f8ve tourne des films semi-autobiographiques \u00e9mouvants, comme <em>Un beau matin, <\/em>prim\u00e9 \u00e0 Cannes, sur une m\u00e8re c\u00e9libataire veuve, prise entre une nouvelle histoire d\u2019amour et le p\u00e8re malade dont elle doit s\u2019occuper.<\/p>\n<p>C\u00e9line Sciamma est devenue la voix d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration avec ses r\u00e9cits initiatiques sur l\u2019identit\u00e9 queer, qui r\u00e9ussissent \u00e0 \u00eatre \u00e0 la fois \u00e9prouvants, tourment\u00e9s et tendres.<\/p>\n<p>Ma\u00efwenn assume souvent la double casquette d\u2019actrice et r\u00e9alisatrice et nous donne \u00e0 voir sa propre vie dans un exercice cathartique o\u00f9 les spectateurs sont invit\u00e9s \u00e0 partager son exp\u00e9rience.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9, \u00e9galit\u00e9, diversit\u00e9 : l\u2019\u00e9mergence de nouvelles voix<\/strong><\/p>\n<p>Ces films intimistes sont, de plus en plus, l\u2019\u0153uvre de r\u00e9alisatrices d\u2019horizons diff\u00e9rents, qui traitent de sujets vari\u00e9s dans des styles tr\u00e8s divers. \u00ab\u00a0Il y a une arriv\u00e9e massive de r\u00e9alisatrices aux parcours tr\u00e8s vari\u00e9s qui ont envie de raconter des histoires sur des v\u00e9cus qui ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas montr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cran\u00a0\u00bb, ajoute Mona Achache.<\/p>\n<p>En 2019, la r\u00e9alisatrice franco-s\u00e9n\u00e9galaise Mati Diop est devenue la premi\u00e8re r\u00e9alisatrice noire \u00e0 figurer en comp\u00e9tition au Festival de Cannes avec <em>Atlantique,<\/em> un long-m\u00e9trage fantastique et romantique envo\u00fbtant sur la migration. L\u2019an dernier, une autre r\u00e9alisatrice fran\u00e7ais d\u2019origine s\u00e9n\u00e9galaise, Ramata Toulaye-Sy, \u00e9tait en comp\u00e9tition avec <em>Banel et Adama<\/em>, un portrait plus lyrique et esth\u00e9tiquement impressionnant de la ruralit\u00e9 en Afrique.<\/p>\n<p>Maimouna Doucour\u00e9 a apport\u00e9 son point de vue singulier au drame initiatique <em>Mignonnes<\/em>, distingu\u00e9 au Festival de Sundance, sur des adolescentes qui tentent de concilier plusieurs cultures. Quant au documentaire hybride <em>Les Filles d\u2019Olfa<\/em> de Kaouther Ben Hania, c\u2019est une le\u00e7on magistrale sur l\u2019exp\u00e9rimentation cin\u00e9matographique et l\u2019histoire et les r\u00e9alit\u00e9s d\u00e9chirantes des femmes en Tunisie.<\/p>\n<p>\u00ab Des artistes issues de diff\u00e9rents horizons se font entendre, et elles ont besoin de parler de leurs exp\u00e9riences \u00bb, explique la r\u00e9alisatrice et actrice franco-palestino-alg\u00e9rienne Lina Soualem dont <em>Bye-Bye Tib\u00e9riade,<\/em> le portrait intimiste d\u2019une m\u00e8re et sa fille, est aussi un microcosme de l\u2019exp\u00e9rience de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de Palestiniennes. \u00ab Les r\u00e9alisatrices venues d\u2019autres horizons veulent raconter des histoires qui leur permettent de trouver leur place dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise et de s\u2019affranchir des \u00e9tiquettes qu\u2019on leur a coll\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Artistique et convivial<\/strong><\/p>\n<p>Lola Quivoron, Lise Akoka et Romane Gu\u00e9ret, Claire Burger, Marie Amachoukeli et Katell Quill\u00e9v\u00e9r\u00e9 ne sont que quelques-unes des autrices qui d\u00e9finissent le paysage cin\u00e9matographique fran\u00e7ais d\u2019aujourd\u2019hui. Julia Ducournau a red\u00e9fini le film de genre, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019horreur cannibale de <em>Grave<\/em> ou de <em>Titane<\/em>, la Palme d\u2019or 2021, qui a choqu\u00e9 et stup\u00e9fait le public en combinant horreur physique, androgynie, drame familial, et p\u00e9rip\u00e9ties d\u2019une serial-killeuse qui fait l\u2019amour \u00e0 sa voiture.<\/p>\n<p>Lea Mysius s\u2019est fait remarquer avec un premier long-m\u00e9trage initiatique, <em>Ava<\/em>, suivi d\u2019un film fantastique inclassable, <em>Les Cinq Diables<\/em>, Iris Kaltenback a captiv\u00e9 le public avec son thriller latent <em>Le Ravissement<\/em>, et C\u00e9line Devaux a r\u00e9ussi \u00e0 combiner harmonieusement com\u00e9die romantique, satire acerbe et animation dans <em>Tout le monde aime Jeanne<\/em>.<\/p>\n<p>Les r\u00e9alisatrices actuelles ont prouv\u00e9 que la cr\u00e9ativit\u00e9 n\u2019est pas incompatible avec la r\u00e9ussite commerciale, qu\u2019elles sont capables de proposer des films \u00e9v\u00e9nement dans les festivals et trouver leur public. <em>Voleuses<\/em> de M\u00e9lanie Laurent, une production Netflix, est peut-\u00eatre un thriller d\u2019action avec une belle brochette d\u2019actrices, mais c\u2019est aussi un film d\u2019autrice qui d\u00e9construit les st\u00e9r\u00e9otypes de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de cin\u00e9ma avec trois protagonistes qui allient \u00e0 merveille puissance et f\u00e9minit\u00e9.<\/p>\n<p>Julie Delpy s\u2019est fait un nom en alternant com\u00e9dies romantiques transatlantiques, psychodrames historiques et com\u00e9dies grin\u00e7antes. G\u00e9raldine Nakache a su s\u00e9duire le public avec un m\u00e9lange d\u2019humour et d\u2019\u00e9motions. Pour Fabienne Silvestre, qui dirige Le Lab Femmes de Cin\u00e9ma, \u00ab Il est ind\u00e9niable que la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9alisatrices est capable de faire d\u2019excellents films qui marchent en salle \u00bb. La preuve par le pop-corn\u00a0! <em>Anatomie d\u2019une chute<\/em> s\u2019est vendu dans le monde entier et a d\u00e9pass\u00e9 le million d\u2019entr\u00e9es en un mois d\u2019exploitation dans les salles fran\u00e7aises. <em>Bernadette<\/em> de L\u00e9a Domenach et <em>Jeanne du Barry<\/em> de Ma\u00efwenn font partie des r\u00e9ussites de 2023, et les films de Rebecca Zlotowski, Alice Winocour, C\u00e9line Sciamma et Val\u00e9rie Donzelli ont tous \u00e9t\u00e9 des succ\u00e8s au box-office ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019on assiste \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9alisatrices en France \u00bb, souligne Marie-Ange Luciani, coproductrice d\u2019<em>Anatomie d\u2019une chute<\/em> et des prochains films de L\u00e9a Mysius et Claire Burger. \u00ab \u00c7a ne s\u2019est pas fait en un jour, mais quelque chose est en train de se produire. Il y a une r\u00e9elle singularit\u00e9 dans ce que proposent ces r\u00e9alisatrices.\u00a0\u00bb Elle estime que l\u2019essor d\u2019une offre aussi riche est d\u00fb \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me complexe de financement et de distribution de films fran\u00e7ais, qui fait depuis longtemps l\u2019envie de nos voisins. \u00ab Cette fameuse \u2018exception culturelle\u2019 que nous ne cessons de d\u00e9fendre nous permet d\u2019exp\u00e9rimenter diff\u00e9remment par rapport \u00e0 d\u2019autres pays. Ce syst\u00e8me d\u2019aide nous permet de continuer \u00e0 prendre des risques et \u00e0 raconter des histoires uniques.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Un changement profond<\/strong><\/p>\n<p>Cependant, m\u00eame si les r\u00e9alisatrices sont toujours plus nombreuses \u00e0 raconter ces histoires, les chiffres sont \u00e9loquents. Elles n\u2019ont r\u00e9alis\u00e9 que 26 % des longs-m\u00e9trages europ\u00e9ens sortis entre 2018 et 2022, soit une augmentation de seulement 1 % par rapport \u00e0 la p\u00e9riode 2017-2021, bien loin de l\u2019objectif de parit\u00e9 totale. Seules trois femmes ont remport\u00e9 la Palme d\u2019or en 76 \u00e9ditions du Festival de Cannes et, en 47 ans de c\u00e9r\u00e9monies des C\u00e9sar, une seule femme \u2013 Tonie Marshall pour <em>V\u00e9nus Beaut\u00e9 (Institut)<\/em> en 2000 \u2013 a remport\u00e9 le prix de la meilleure mise en sc\u00e8ne. En outre, le budget moyen des films r\u00e9alis\u00e9s par des femmes est inf\u00e9rieur de 20 % \u00e0 celui des projets des r\u00e9alisateurs masculins.<\/p>\n<p>\u00ab Aujourd\u2019hui, les femmes doivent se battre, bien plus que les hommes, pour faire des films. C\u2019est un fait \u00bb, d\u00e9clare Anissa Bonnefont.<\/p>\n<p>Et Fabienne Silvestre de rench\u00e9rir : \u00ab Les chiffres \u00e9voluent trop lentement. \u00bb Au rythme o\u00f9 le ratio r\u00e9alisatrices-r\u00e9alisateurs \u00e9volue en Europe, passant de 19% en 2012 \u00e0 23,6% en 2021, \u00ab\u00a0nous n\u2019atteindrons la parit\u00e9 qu\u2019en 2080\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le CNC a pris des mesures pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation. Apr\u00e8s avoir lanc\u00e9 une prime de parit\u00e9 de production en 2019, qui donne droit \u00e0 des r\u00e9ductions pour les projets dont la r\u00e9alisation ou les principaux postes techniques sont tenus ou assur\u00e9s par des femmes, un record de 33 % des films tourn\u00e9s en 2022 ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ou cor\u00e9alis\u00e9s par des femmes. Les budgets commencent \u00e9galement \u00e0 augmenter, de m\u00eame que le nombre de projets plus ambitieux, plus commerciaux et grand public r\u00e9alis\u00e9s par des femmes, avec des personnages f\u00e9minins forts comme <em>Flo<\/em> de G\u00e9raldine Danon sur la navigatrice Florence Arthaud ou le thriller de science-fiction <em>Plan\u00e8te B<\/em> d\u2019Aude L\u00e9a Rapin, qui pourrait bien bousculer les codes du film d\u2019action dystopique en y apportant un regard f\u00e9minin.<\/p>\n<p>M\u00eame si certains films ne sont pas encore \u00e0 la hauteur des espoirs qu\u2019ils ont suscit\u00e9, Anissa Bonnefont se r\u00e9jouit \u00ab de voir que les femmes continuent de faire partie des cin\u00e9astes qui comptent aujourd\u2019hui en France, et qu\u2019elles sortent enfin de l\u2019ombre \u00bb.<\/p>\n<p>Comme le disait Agn\u00e8s Varda, \u00ab le premier acte f\u00e9ministe d&rsquo;une femme, c&rsquo;est de regarder, de dire : &lsquo;D&rsquo;accord, on me regarde, mais moi aussi je regarde.&rsquo; \u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n\n\n<p><em>Cet article a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le second num\u00e9ro de States, la revue annuelle publi\u00e9e par la Villa Albertine.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Rebecca Lefler est une journaliste am\u00e9ricaine. Elle couvre l&rsquo;industrie fran\u00e7aise du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision pour <em>Screen<\/em> International. Elle a \u00e9galement contribu\u00e9 au lancement de <em>Le Dispatch<\/em>, une lettre d&rsquo;information sur les industries fran\u00e7aises du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision publi\u00e9e par <em>Ecran Total<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":444024,"menu_order":0,"template":"","app_discipline":[266],"app_city_tax":[276],"app_magazine_category":[],"class_list":["post-444417","app_magazine_article","type-app_magazine_article","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","app_discipline-cinema-fr","app_city_tax-toutes-les-villes-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>La nouvelle Nouvelle Vague du cin\u00e9ma fran\u00e7ais - Villa Albertine<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/villa-albertine.org\/va\/fr\/magazine\/the-feminist-new-new-wave-of-french-cinema\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La nouvelle Nouvelle Vague du cin\u00e9ma fran\u00e7ais - Villa Albertine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le cin\u00e9ma fran\u00e7ais est-il mort ? 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